Rencontre avec Michka Assayas

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Nous avons eu le plaisir ce jeudi 25 février de recevoir Michka Assayas, normalien, journaliste et animateur à France Inter.

Normalien de formation, et passionné de musique depuis sa jeunesse, Michka Assayas est devenu chroniqueur pour Rock and Folk et Les Inrocks, en a ainsi pu concilier sa formation classique et son attrait pour la musique, considérée dans les années 70-80 comme une « sous-culture ». Il est également l’animateur et le producteur de Very good trip sur France inter : il prépare toute la ligne éditoriale de l’émission. Son livre Un autre monde, autofiction qui traite de la musique et de sa relation avec son fils, est sorti il y a quelques semaines.

Avec beaucoup d’humour et d’anecdotes, Michka Assayas nous a raconté les évolutions à la fois de la musique rock elle-même (devenue sur certains aspects plus « commerciale ») mais également de la vision de la musique dans la société : dans les années 70-80, la musique était davantage politique, il s’agissait de faire partie d’un clan (rock/funk/métal). Parmi les groupes de référence de Michka Assayas, on compte toute la scène new wave : Joy division, The Cure ou encore les Smiths. Michka Assayas a terminé la rencontre sur la fabrication des mythes en musique, en revenant sur la fameuse opposition entre les Beatles et les Rolling stones, construite par les managers.

[BERLINALE 2016] THEO ET HUGO DANS LE MÊME BATEAU d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Theo et Hugo dans le meme bateau

 

Présenté un section Panorama, le nouveau film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau a remporté le Prix du public des Teddy Awards décernés aux meilleurs film LGBT.

Dans un sex-club, les corps de Théo et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mêlent en une étreinte passionnée. Passé l’emportement du désir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dégrisés, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent à leur amour naissant.

Le film s'ouvre sur une longue scène de sexe de près de 20 minutes dans la backroom d'un bar gay parisien. C'est malheureusement cette seule entrée en matière pour le moins sulfureuse qui risque de retenir l'attention des médias lors de la sortie du film en avril prochain. Et pourtant, malgré le caractère très cru de cette introduction, il serait malhonnête de résumer le film comme étant une œuvre « trash » voire pornographique. Car passée cette séquence sous-éclairée et agrémentée d'une bande-son particulièrement efficace, le récit prend des allures de déambulations rohmeriennes dans les rues de Paris au petit matin. Nos deux héros vadrouillent ainsi à Vélib' de Réaumur-Sébastopol à Stalingrad et palabrent comme chez Rohmer ou Rivette – le titre du film étant sans doute un hommage au Céline et Julie vont en bateau de ce dernier. Si certaines scènes sont parfois sur-écrites et sonnent un peu faux, cette romance « à l'ancienne » a quelque chose de suranné et ne manque pas de charme.

Tantôt tragique, tantôt mélancolique, le récit se déroule entre 4h27 et 6h un dimanche matin - plusieurs cartons à intervalles réguliers viennent nous le rappeler – et se déroule au gré des endroits fréquentés et des rencontres faites par les deux protagonistes. Les deux comédiens Geoffrey Couët et François Nambot, touchants et beaux, sont des révélations.

Une fois n'est pas coutume, mieux vaut en savoir peu sur Théo et Hugo dans le même bateau afin de profiter pleinement du film et de ses surprises. Le film divisera sans doute mais pour peu qu'on y adhère, ce début de love story tourmentée est exaltante.

La bande-annonce du film : https://www.youtube.com/watch?v=l6nkAW5JfxU

[BERLINALE 2016] DES NOUVELLES DE LA PLANETE MARS de Dominik Moll

 

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Philippe Mars est ingénieur informatique, il vient d’avoir 49 ans et ne comprend plus le monde qui l’entoure. Son fils devient végétarien, sa fille lycéenne est obsédée par la réussite, son ex-femme ne peut assumer sa part de la garde, sa sœur peint leurs parents dans le plus simple appareil et on lui confie la supervision d’un collègue dépressif.

Si après avoir lus ces lignes vous pensez que de tels ingrédients suffisent à faire un bon film, ce n’est pas avec Des nouvelles de la planète Mars que vous obtiendrez confirmation.

Même en comprenant le décalage que ressent le héros vis-à-vis de son environnement, son obsessionnelle passivité  et l’absence d’événements accrocheurs empêchent le déploiement d’une histoire, d’une émotion ou d’un point de vue inspirant. Oui, une crise d’identité et de valeurs installe un sentiment d’inadaptation palpable dans notre société mais la narration de ce film ne se focalise pas sur ce sujet, ne l’approfondit pas et ne propose rien à son issue. On ne saisit pas ce que le héros veut et ce que l’auteur souhaite pour son héros. De nombreux thèmes sont abordés comme le végétarisme, le stress dans les milieux professionnels, l’inertie européenne mais en ne choisissant pas clairement de quoi il veut parler, le film se contente de ne rien dire.

On reste tout de même sensible à certains efforts comme le jeu des comédiens, limité à la banalité du scénario mais à la hauteur du talent des interprètes. Malgré son immobilité constante François Damiens nous est sympathique quand le désabusement de Vincent Macaigne nous arrache quelques rires.

La photographie surprend par ses propositions. En effet il est rare de voir dans des films à gros budget des séquences plongées dans la pénombre et des personnages réduits à leur simple silhouette.

Le bilan n’est pas heureux alors que la promesse était forte. Faire jouer ensemble une star établie comme François Damiens et un acteur issu du théâtre et du cinéma alternatif comme Vincent Macaigne n’était pas inédit mais ouvrait la voie à des scènes de confrontation fortes et riches. Derrière la caméra on retrouve le talentueux Dominik Moll, à qui l’on doit Harry un ami qui vous veut du bien, Lemming et Le Moine. La carrière assez rare de ce réalisateur et la qualité à laquelle il nous a habitué laissait présager une proposition intéressante, une diversification des termes déjà abordés dans sa carrière. L’expérience de ce projet le rapproche des parenthèses de comédies empruntées par les réalisateurs de films dramatiques ou de genre comme Florent Emilio-Siri avec Pension Complète et Jean François Richet avec Un Moment d’égarement.  Il y’a fort à parier qu’à l’instar de ces exemples Des Nouvelles de la Planète Mars ne mobilisent pas les spectateurs pour qui l’absence de prise de risque ne stimule que peu de désir.

 

[BERLINALE 2016] QUAND ON A 17 ANS d'André Téchiné

 

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Deuxième film français présenté en compétition à la Berlinale 2016, Quand on a 17 ans marque le retour de Téchiné à Berlin presque 10 ans après son dernier grand succès Les Témoins.

 

Damien, 17 ans, fils de militaire, vit avec sa mère médecin, pendant que son père est en mission.Au lycée, il est malmené par un garçon, Tom, dont la mère adoptive est malade.La violence dont Damien et Tom font preuve l'un envers l'autre va se troubler lorsque la mère de Damien décide de recueillir Tom sous leur toit.

 

Après avoir porté à l'écran l'affaire Agnès Le Roux dont l'action se déroulait sur la Riviera, André Téchiné revient cette fois-ci avec un drame plus intimiste, une chronique adolescente filmée caméra au poing dans un décor de montagnes souvent grandiose. Au rythme d'une année scolaire, Téchiné filme donc la relation amour-haine entre ces deux adolescents avec une grande justesse et sans effets de manches. Si le film n'est pas exempt de maladresses et de quelques longueurs, notamment dans sa première partie, il trouve malgré tout sa force dans un très bon scénario (co-écrit avec la réalisatrice Céline Sciamma) qui sublime chacun des personnages et dans sa capacité à dépeindre le tourment amoureux et les premiers émois adolescents. Dans des rôles antagonistes mais complémentaires, les deux comédiens Corentin Fila et Kacey Mottet Klein portent le film et s'avèrent particulièrement convaincants dans des rôles complexes. Sandrine Kiberlain quant à elle confirme qu'elle est l'une des plus grandes actrices françaises du moment, dans un beau rôle solaire et grave à la fois.

 

Quand on a 17 ans, dont le titre est une référence au poème de Rimbaud, fait partie de ces films dont il faut faire fi des imperfections pour en apprécier pleinement l'ensemble. Au rythme des saisons, le film se redéploie sans cesse et le récit alterne légèreté et moments de drame pur sans pour autant verser dans le pathos facile. Une histoire filmée à hauteur d'homme qui pourrait bien séduire tant le jury de la Berlinale que les futurs spectateurs français.  

 

Visite TF1

Les étudiants du D2A ont eu le privilège d'être reçu par les équipes de TF1 dans leurs locaux le 22 janvier dernier.

 

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En compagnie de Julienne Nadin et de Julie Sevin, responsables RH du groupe TF1, ils ont pu visiter plusieurs plateaux de tournages des émissions phares de la chaîne parmi lesquels ceux de Téléfoot ou de 50 minutes inside et échanger avec les salariés du groupe présents.

 

Déborah Fazel en charge des acquisitions de programme de flux et Julie Hueber chargée des partenariats pour MYTF1.fr ont pu présenter les activités développées chez TF1 et répondre aux questions des étudiants.

 

Les étudiants du Master D2A remercient vivement le Groupe TF1 ainsi que tous les intervenants pour cette matinée riche en échange.

 

 

Petit-déjeuner avec Emmanuel Durand

Nous avons eu l'honneur de rencontrer au cours d'un petit déjeuner Emmanuel Durand, Vice Président en charge du marketing, de la data et de l'innovation chez Warner Bros France.  

 

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Après avoir exercé dans le secteur de la musique, puis de la beauté, ce dernier à choisi de se tourner vers l'industrie du cinéma.

Pendant 2 heures nous avons eu le plaisir de pouvoir échanger avec lui sur les questionnements induits par la disruption que connaissent les industries créatives. Nous sommes revenus sur l'importance pour une entreprise de se définir en fonction de sa mission plutôt que de son métier, en fonction du besoin fondamental auquel celle-ci répond.

Puis Emmanuel Durand nous a donné ses impressions sur les enjeux introduits par l'essor du digital. L'individualisation du discours, la mobilisation des communautés, l’obsession pour la satisfaction client ou encore l'importance de la prescription et de la pertinence sont autant d'enjeux que les entreprises du secteur doivent intégrer.

La rencontre s'est achevée sur un conseil qui sonnait comme un défi : " Soyez créatifs... N'oubliez pas que la création c'est avant tout la rencontre de deux mondes qui n'ont rien à voir avec l'autre et qui créent une étincelle. ".

Visite M6

Le 8 décembre dernier, les étudiants du D2A ont été accueillis par les équipes de M6 dans leurs locaux situés à Neuilly-sur-Seine. Le temps d'un après-midi, les étudiants ont ainsi pu découvrir le groupe et ses différentes activités à travers plusieurs interventions et ateliers.

 

 

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Le Directeur de l'unité de développement des programmes Tam Vo Duy a d'abord présenté les programmes phares et la stratégie du groupe M6, revenant sur les programmes lancés pour la saison 2015/2016.

 

Les étudiants ont ensuite participé à un atelier CV au cours duquel la responsable du recrutement Émilie Le Baron a pu dispenser ses conseils pour bien préparer sa recherche d'emploi.

 

Enfin, les étudiants ont pu s'entretenir avec Anaïs Daikha, chef de Projets Opérations spéciales pour M6 Publicité, Charles-Edouard Monier responsable du Marketing & Business Dev pour M6 Web, Stéphane Sallé de Chou en charge des Programmes externes de flux pour SND et Marine Vicard aux Acquisitions pour M6.

 

Les étudiants du Master D2A remercient le groupe M6 pour l'invitation et tous les collaborateurs intervenus au cours de cette visite.

 

 

Débat avec Thomas Langmann

Le mercredi 25 novembre 2015 les étudiants du D2A ont eu la chance et le plaisir de rencontrer Thomas Langmann (Producteur fondateur de la société LA PETITE REINE) lors d’un débat animé par Frédéric Sojcher (Professeur des universités, Directeur du Master en scénario, réalisation, production à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

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Présenté par celui-ci comme le dernier nabab du cinéma français, Thomas Langmann a ouvert cette conférence en revenant longuement sur les rapports de force entre réalisateurs et producteurs. Défendant le statut de « films de producteurs » pour certaines oeuvres il a réouvert le débat du final cut en France et ainsi confirmé sa position de producteur controversé. Thomas Langmann a pleinement assumé son ambition, un cinéma qu’il qualifie lui-même de « pop corn » et sa position de producteur auteur. 

« La seule chose qui compte, c’est d’avoir entre les mains un bon scénario »

Il a mis un point d’honneur à affirmer qu’il faut savoir gagner sa liberté et son indépendance. L’essentiel dans un film étant selon lui l’histoire, il a prouvé à l’assemblée d’étudiants qu’il ne reculait devant rien pour faire aboutir ses projets. Le diptyque Mesrine illustrait ainsi parfaitement son propos et lui permettait de nuancer son image de producteur cupide. En effet, Thomas Langmann a assuré ne pas hésiter à mettre en péril la rentabilité d’un film pour l’améliorer et perdrait même encore de l’argent sur ce projet huit ans après sa sortie. Naviguant donc entre films de coeur et films plus mainstream tout au long de sa carrière, le producteur de 44 ans s’est ainsi servi d’oeuvres comme Astérix pour financer Mesrine.

« L’important pour un film, ce n’est pas ce qu’il coûte mais ce qu’il peut rapporter » - Claude Berri

Producteur décomplexé, Langmann a expliqué que le risque dans le financement d’un film  ne résidait pas dans les montants investis mais plutôt dans le gap entre ce qui est financé et ce qui ne l’est pas. C’est ainsi en appliquant les préceptes de son père, le réalisateur et producteur Claude Berri, qu’il a su se donner les moyens de ses ambitions et toucher les sommets avec des films comme The Artist qui lui vaudra de multiplies récompenses et lui permettra de se faire un prénom. Le film primé aux Oscars symbolise à lui seul la méthode

Langmann fondée sur une prise de risque maximale (film muet en noir et blanc et gap financier important), une confiance aveugle en un réalisateur confirmé et un combat acharné pour donner à son film les meilleures chances de succès. Selon ses mots, toute l’équipe du film était condamnée au chef d’oeuvre et le pari fut une nouvelle fois remporté avec brio.

« Présenter ce film hors compétition, c’est comme si on me faisait danser un slow avec ma soeur » - Michel Hazanavicius

La conférence se termina sur de croustillantes anecdotes mettant en avant l’acharnement de ce facétieux producteur pour convaincre Thierry Frémeaux (Directeur Général du Festival de Cannes) de sélectionner son film en compétition.

Dijon à la Sorbonne

Le mercredi 4 novembre 2015, nous avons été conviés à une conférence revenant sur les temps forts des 25èmes Rencontres Cinématographiques de Dijon organisées, comme chaque année, par l’ARP.


La conférence était animée par Pascal Rogard, Frédéric Sojcher et Thierry Lounas.
Les rencontres étaient organisées autour de deux thématiques : « Qu’avons-nous fait de nos 25 ans? » et « Quel cinéma pour les 25 ans à venir? ».

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Ce qui ressort des propos des intervenants présents ce soir là, c’est que les rencontres de Dijon ont toujours été animées par un esprit combattant. Lutter pour la préservation des droits acquis en France et éviter que la construction européenne ne nuise à la santé du marché. Les Rencontres de Dijon ont toujours défendu et promu le système de régulation français auprès des autres pays européens.


La dimension prospective des rencontres de Dijon :
Au cours de la conférence s’est posée la question de savoir comment producteurs et cinéastes peuvent réinventer vitesse et risque dans le cinéma aujourd’hui?
Pour les intervenants le problème du système axé sur le préfinancement est qu’il incite les acteurs du marché à essayer de se rémunérer a priori, car les films ne sont pas certains de trouver leur public en salle, d’autant plus que le manque de transparence dans les remontées de recettes n’incite pas à la prise de risque. Certains considèrent même que les cinéastes s’auto-censurent. Mais le système n’est pas seul responsable de l’absence de risque, malgré une recherche de diversité et beaucoup de films produits, nos intervenants soulignent que tout les genres ne sont pas représentés.


Il ressort de ces échanges que si les progrès accomplis au cours de ces 25 dernières années sont importants, il reste encore de nombreux chantiers à aborder. En gardant toujours « l’’esprit combattant » cher à Pascal Rogard.

Petit-déjeuner avec Pascal Nègre

 

Le mercredi 28 octobre 2015 les étudiants du D2A ont eu la chance et le plaisir de rencontrer Pascal Nègre, Président Directeur Général du groupe Universal Music. 

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L’entrevue a commencé par un bilan de l’état du secteur de la musique enregistrée en France en 2015. Ont été notamment abordées les évolutions relatives à l’utilisation de plus en plus prononcée des services de streaming par les consommateurs de musique, l’état des ventes de disques, les relations entre les majors et les acteurs majeurs du secteur tels que Deezer, Spotify, Soundcloud ou encore Youtube. 

Bien loin de se contenter de nous exposer simplement l’état général du marché, Pascal Nègre s’est appliqué à détailler ce que les dernières évolutions observées impliquent non seulement pour les maisons de disque mais également pour les artistes. Ce qui lui a permis d’aborder la question  de ce qui conditionne selon lui le succès ou l’échec d’un artiste, rappelant que, comme bien souvent dans le secteur des industries culturelles, il y a toujours une part d’irrationnel qu’il ne faut pas sous estimer quand on examine la carrière d’un artiste. L’occasion de rappeler également que pour 1 succès malheureusement on doit bien souvent essuyer 9 échecs, la preuve s’il en est qu’il n’existe pas de formule magique en la matière.

Fait intéressant, bien qu’étant à la tête de la plus grosse major du monde il a volontiers répondu aux questions des étudiants sur la place des indépendants sur le marché permettant ainsi de remettre en perspective les rôles et interactions existant entre ces deux acteurs bien différents que sont majors et indépendants.  

Malgré les difficultés évoquées Pascal Nègre semble optimiste sur les évolutions à venir du marché, il prend pour exemple la résurrection du marché scandinave qui, grâce aux services de streaming (Spotify notamment), a retrouvé sa taille d’avant-crise.