Petit-déjeuner avec Sarah Borch Jacobsen

Le jeudi 20 février, les formations initiale et continue du Master D2A ont eu la chance d’accueillir pour un petit déjeuner l’assistante de production Sarah Borch Jacobsen de SBS Productions. 

SBS Productions, fondée en 2010 par Saïd Ben Saïd, occupe une place singulière dans le milieu de la production française grâce au soutien d’un cinéma sans concession avec une certaine politique des auteurs français et internationaux : David Cronenberg, Roman Polanski, Brian De Palma, Pascal Bonitzer et Philippe Garrel, entre autres.

Sarah Jacobsen, assistante de production et responsable des ventes internationals, est venue nous détailler le fonctionnement hybride de SBS Productions, qui comporte deux volets : d’une part, la production de films français d’auteur et de « films du milieu », et d’autre part la multiplication de projets internationaux montés dans des coproductions européennes de grande ampleur, difficiles à instaurer, en aidant des cinéastes renommés, mais hors système, à pouvoir donner jour à leurs œuvres.

Enfin SBS Productions comporte une cellule de ventes internationales “in house”, une situation rare qui lui permet de garder le contrôle de l’exploitation de son catalogue.

Ce secteur d’expertise peu fréquent dans les sociétés de production est ici farouchement conservé, preuve de l’intégrité de leur politique éditoriale.

Par la suite, Sarah Jacobsen a partagé avec nous sa vision du secteur audiovisuel quant au récent Rapport Bonnell, qui annonce une réforme souhaitable du financement, moins centré sur le préfinancement au détriment de l’investissement en risque, et ce, en intéressant plus les ayants droit et les partenaires plus en amont du film.

Si SBS Productions est encore jeune, elle compte bien poursuivre sa lancée et accueillir encore de nombreux films pour la défense d’un cinéma riche et divers, avec de beaux projets en perspective : on entendra sûrement parler d’eux au prochain festival de Cannes... 

L’ensemble du Master D2A remercie encore chaleureusement Sarah Jacobsen de son intervention.

Berlinale 2014

Du 7 au 15 février 2014, tous les étudiants du Master D2A se sont envolés pour Berlin afin d'assister au festival du film de la capitale allemande, la Berlinale.

Retrouvez nos articles décrivant notre expérience berlinoise à cette adresse.

Visite d'entreprise : Canal +

Le 5 février 2014, le Master D2A avait rendez vous à Boulogne-Billancourt, pour une visite de Canal +, première chaine payante française.

L’après-midi a débuté par un café autour duquel nous avons pu rencontrer des anciens étudiants du Master D2A travaillant désormais chez Canal+, venus nous parler de leurs parcours et expériences au sein du groupe.

Nous avons donc pu nous entretenir avec Nicolas Dumont, responsable des acquisitions fictions françaises, Clémence Mermoz, responsable Social TV, ou encore Aline Marrache, responsable des acquisitions fictions et séries étrangères.

Notre journée s’est poursuivie avec le visionnage de notre court-métrage et une présentation interactive du groupe Canal+ qui a pris la forme d’un quizz visant à tester nos connaissances sur ce dernier.

La journée s’est terminée par une visite très enrichissante des coulisses des chaînes du groupe : une partie de la promotion a donc pu se rendre sur les plateaux de Canal+, tandis que l’autre découvrait les plateaux de D8 notamment celui de Touche pas à mon poste, D17 et I>Télé. Nous avons également pu découvrir la rédaction d’I>Télé, les studios régies et la régie générale du groupe.

Nous remercions tous les intervenants et Madame Anne Pourtavassoli pour leur accueil au cours de cette journée passionnante!

Le séminaire international 2014

Les 29, 30 et 31 janvier 2014, les étudiants du Master D2A de la Sorbonne et de l’INA Sup ont assisté au séminaire international annuel organisé par la Maison des sciences de la communication. Cette année, ce sont les Etats-Unis et les pays scandinaves qui furent à l’honneur et brillamment représentés.

La première matinée fut consacrée à un exposé détaillé du paysage audiovisuel américain par Benjamin Uwe Harris, responsable du programme de formation aux métiers de la production cinématographique de l’université de Californie (UCLA). L’accent fut principalement mit sur l’impact considérable des nouveaux entrants (Netflix, Amazon Prime et Hulu) sur l’économie générale du secteur.

La première journée s’acheva par une présentation exhaustive des tendances touchant la production des séries TV scandinaves. En effet, cette dernière connait un essor considérable depuis l’émergence de titres à succès exportés dans le monde entier (The Killing, Borgen, Unit One et autres). Ingolf Gabold, producteur exécutif au sein de la société Eyeworks parvint à faire partager à l’auditoire sa conviction que l’auteur doit être au centre du processus de création.

 

Le séminaire s’est poursuivi avec Beatrice Springborn, responsable du développement chez Storyline Entertainment, avec un exposé sur les méthodes de développement et de financement des séries TV en œuvre aux Etats-Unis. Jeudi après-midi, Anders Kjaersgaard, responsable des ventes au sein de la société de distribution Danish Broadcasting, apporta alors un autre point de vue en évoquant les actions marketing menées pour la distribution des séries TV dans les pays scandinaves. Une table ronde opposant les différents intervenants acheva cette journée mémorable.

 

La dernière matinée, le scénariste Clive Bradley fit une étude comparée des séries européennes et américaines, cherchant à mettre en valeur les spécificités de chacune d’entre elles. Enfin, après trois jours denses et riches en émotions, Renate Roginas, experte en coproduction internationale clôtura le séminaire sur l’art de trouver un bon coproducteur et de négocier au mieux un contrat de coproduction internationale.

Ces présentations et débats permirent à l’ensemble des participants de confronter leurs idées et leurs points et vue et de créer des liens propices à de futures collaborations.

Télécharger le programme (en anglais) « International Seminar 2014»

Petit-déjeuner avec Virginie Calmels

Lundi 27 janvier 2014, le Master D2A a eu l’honneur de recevoir Virginie Calmels.

Après des études de management à l’ESC Toulouse et à l’INSEAD, Virgine Calmels qui débute comme auditrice financière, intègre le groupe Canal + comme directrice financière de l’international et du développement, avant de devenir directrice financière de Canal Plus SA. Débauchée par Stéphane Courbit, son mentor, elle devient directrice générale d’Endemol France en 2003, avant d’être nommée PDG d’Endemol France en 2007, puis Vice-Présidente d’Endemol Monde en 2012. En janvier 2013, elle décide de démissionner de ses fonctions. Elle est actuellement Présidente du Conseil de Surveillance d’Eurodisney et administratrice de Free.

Virginie Calmels est une figure star de l’audiovisuel français, et même de l’audiovisuel mondial. En effet, celle que Le Point surnomme « La Dame de Fer de l’audiovisuel » a dirigé pendant 10 ans Endemol France, filiale la plus rentable de la maison mère, Endemol Monde, dont elle finit par prendre la vice-présidence en 2012. Elle sera à l’origine du renouveau du Loft en Secret Story, de Money Drop, de la Star Academy entre autres programmes phares… et d’un super contrat noué avec TF1.

Forte de son expérience, tout d’abord au sein du Groupe Canal +, puis chez Endemol, Mme Calmels a partagé avec nous sa vision du secteur audiovisuel et de l’entreprise en général.

Avec elle, audiovisuel a rimé avec LBO, chiffre d’affaires, restructuration de dette, rendement, joint venture… De quoi remettre ce secteur artistique au cœur du business !

Toute la promo du D2A la remercie encore de son intervention. 

La rentrée solennelle de la promotion 2013/2014

Le 23 janvier 2014 a eu lieu la traditionnelle cérémonie de rentrée solennelle du Master D2A. Pour l’occasion la promotion 2014 de la formation initiale du D2A était réunie autour du directeur du Master Pierre Sirinelli, et du parrain de cette année Monsieur Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6.

Au sein de l’amphithéâtre Liard, au cœur de la Sorbonne, les étudiants de cette année et les anciennes promotions ont pu assister tout d’abord à la diffusion du court-métrage « Netflix is coming » réalisé par la promotion actuelle. Nicolas de Tavernost a ensuite introduit cette rentrée avec une conférence inaugurale sur le thème de « Quel l’avenir pour la télévision à l’heure du digital ? ». Il s’est ensuite prêté au jeu des questions-réponses avec les étudiants.

Cette soirée inaugurale s’est clôturée par un cocktail, l’occasion pour les différentes promotions d’échanger autour d’une coupe de champagne.

 Regarder « Netflix is coming » 

 

Visite d'entreprise : TF1

Le mardi 14 janvier 2014, le groupe TF1 nous a ouvert ses portes pour notre 2ème  rencontre entreprise de l’année. C’est au sein de l’Atrium, bâtiment d’architecture moderne en verre, que nous avons été reçu pour une journée très chargée.

A 14h30, Cécile Monthiers, Directrice Adjointe Relations École Université, a inauguré cette rencontre en nous présentant les activités du Groupe TF1. En plus de ses quatre chaînes gratuites et de ses douze chaînes payantes, ce groupe a su se diversifier  grâce à internet (eTF1), les droits audiovisuels (TF1 DA), la production (TF1 Productions), le téléachat, le e-commerce, les licences (TF1 Licences), les jeux ou encore la presse gratuite (Métro).

Angélique Tessier, responsable juridique des acquisitions et des programmes pour enfant du Groupe TF1, a pris le relais et nous a parlé des métiers juridiques au sein de TF1. Cette branche a su séduire les étudiants du master grâce à la polyvalence et à l’importance accordés aux juristes durant la vie des contenus de TF1.

A 15h30, Ludovic Attal, responsable du développement de TF1 productions, nous a présenté sa filiale. Dans un contexte économique et créatif où les formats prennent une importance grandissante, TF1 productions a deux missions : faire de la veille internationale pour devenir le primo-exploitant de formats étrangers en France et développer des formats originaux français, les capitaliser sur les chaînes du Groupe et les vendre à l’international. Nous avons notamment parlé d’ITV, groupe audiovisuel anglais, qui a su prendre le virage des formats et de la production grâce à sa filiale ITV Studios. En quelques années, ITV Studios a créé des marques puissantes comme “4 mariages pour 1 lune de miel (diffusée sur TF1) ou encore “Un dîner presque parfait” (diffusée sur M6).

 

La 4ème intervenante fut Céline Roux, Directrice Adjointe de production et financement de la Fiction. De manière concrête, elle nous a préciser l’ensemble des étapes nécessaires à la production d’un épisode d’une fiction de 52’. Les étudiants du master n’ont pas hésité à lui poser des questions sur les coulisses de la production de “Crossing Lines” pour mieux comprendre cette coproduction internationale exclusive.

Enfin, Sandrine Plantier, responsable marketing de l’antenne TF1, est revenu sur son parcours professionnel, d’Eurosport, filiale internationale du Groupe TF1, jusqu’au marketing antenne de la chaîne. Elle a expliqué aux étudiants l’évolution des valeurs du Groupe TF1 notamment à travers les tendances de société : le public cible de TF1, assez indépendant au départ, est devenu un public très familial ces dernières années

Finalement, Laura Dardi et Nicolas Millereux, responsable RH, ont conclu cette journée par la présentation des offres de stages et d’emplois. Les étudiants du master se rappelleront de cette visite d’entreprise comme d’une visite ludique et très enrichissante.

En attendant la prochaine visite d’entreprise chez Canal+, géant de la TV payante, les étudiants du master auront le temps de réfléchir si, dans la télévision en clair, leur coeur balance pour le Groupe M6 ou le Groupe TF1.

Visite d'entreprise : M6

Le mercredi 18 décembre 2013, le Master D2A était invité dans les locaux du Groupe M6. Pour nous accueillir, Katia Adardour, chargée du recrutement des stagiaires et des relations-écoles, est venue nous présenter les différentes activités du Groupe M6 au sein d’une salle de réunion très moderne nous offrant une vue imprenable sur la régie. Durant cette présentation, nous avons appris, entre autres, que le Groupe M6 est le groupe le plus diversifié de France et même d’Europe !

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Après cette brève présentation, place aux ateliers CV. Divisés en 3 groupes de 7 à 8 personnes, les membres de l’équipe RH ont pu nous apporter de précieux conseils sur la façon de construire nos CV ainsi que les bons comportements à adopter lors d’un entretien de recrutement.

Une petite pause goûter bien méritée, puis c’est au tour de Stéphanie Sartel, responsable des programmes de flux de Téva et 6ter de nous présenter son métier. Choisir quel format adapter, quelle émission développer pour ses chaînes, c’est le cœur de son métier. Elle doit s’assurer que chaque programme, même s’il est de très bonne qualité, correspond parfaitement à la ligne éditoriale de Téva ou de 6ter. Stéphanie Sartel s’est ensuite prêtée au jeu des questions des étudiants, curieux notamment des relations qu’elle pouvait entretenir avec les différents producteurs qui viennent lui soumettre leurs projets au quotidien.

Place maintenant à Bibiane Godfroid, Responsable des Programmes du Groupe M6. Nous découvrons alors son parcours pour le moins atypique et impressionnant, ainsi que les principaux aspects de son métier. Parier sur les bons programmes, anticiper les attentes des téléspectateurs, garder un esprit très ouvert, sont quelques-unes des qualités indispensables à son métier. Pour conclure son intervention, elle nous a ensuite donné son point de vue sur les perspectives du secteur dans les années à venir, et nous a rappelé combien il était important de continuer à créer et à innover dans ces temps de crise.

Pour finir cette journée, rencontre avec Eva Respaut, Responsable des Etudes Programme M6, et Olivier Lebraud, Responsable Marketing Création Cinéma à SND. Eva Respaut a ainsi pu nous expliquer sa façon de traiter l’audience au quotidien, nous montrant combien il était important d’analyser les courbes d’audiences de chaque programme afin d’optimiser les performances de chaque émission de la chaîne. Olivier Lebraud nous a lui présenté les différentes stratégies marketing mises en place autour de la sortie de films distribués par SND, en passant par la création de l’affiche et de la bande-annonce française jusqu’au choix des salles de cinéma. Deux interventions donc très complémentaires nous présentant deux aspects du marketing audiovisuel : l’un à la télévision et l’autre au cinéma.

C’est ainsi que se termine notre visite du Groupe M6. La promotion 2013-2014 du Master D2A remercie chaleureusement tous les intervenants pour cette journée passionnante et pleine d’enseignements.

Petit-déjeuner avec Fabrice de la Patellière

Le 12 décembre 2013, le Master D2A a eu l’honneur de recevoir Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction à Canal +. Après avoir fait des études d’Histoire, Fabrice de la Patellière se dirige vers la littérature et travaille au sein de la maison d’édition Jean-Claude Lattès, il enchaîne par la suite en tant que conseiller fiction chez TF1 puis fait son entrée en 2002 au sein de Canal Plus.

Sa venue a été l’occasion d’aborder les nouveaux enjeux de la chaîne cryptée, qui propose de plus en plus de programmes originaux, en plus des films de cinéma.

Fabrice de la Patellière est ainsi revenu sur la création de programmes originaux et le développement des séries comme Engrenages, Braquo ou Les revenants dernièrement récompensée aux Emmy Awards Internationaux. Ces différents projets ont été également l’occasion d’évoquer l’exportation de la fiction française à l’étranger, les coproductions internationales, les difficultés lingistiques et les différents formats audiovisuels.

Le directeur de la fiction de Canal + est également revenu sur le rôle qu’a joué la chaîne dans la fiction politique avec des projets d’envergure tels que Les prédateurs, Opération turquoise, Yann Piat. Estimant que les télévisions avaient trop longtemps pratiqué l’autocensure, Fabrice de la Patellière s’est réjouit de voir la fiction politique revenir à l’honneur.

Cet entretien s’est conclu sur les futurs projets fictionnels de Canal + comprenant notamment les nouvelles saisons des séries phares de la chaîne. Nous le remercions pour cette entrevue riche et pleine d’échanges et lui souhaitons tout autant de succès pour l’avenir.

Conférence - Le financement de l'audiovisuel public

L’audiovisuel public est passé par de nombreuses turbulences depuis la suppression de la publicité sur ses chaînes à partir de 20h, et d’autres réformes ont achevé de rendre son financement précaire, donc ouvert aux réformes et aux suggestions de fond.

 

C’est dans cette optique, que le D2A a pu assister le mercredi 11 décembre 2013, moins d’un mois après la promulgation de la loi sur l’indépendance de l’audiovisuel public, à une conférence événement organisée par l’EMNS : « Le financement de l’audiovisuel public en France : quelle politique pour quelle création ? ».

Etaient présents pour débattre Martin Adjari, Secrétaire général de France Télévisions, Stéphane le Bars, Délégué général du syndicat de producteurs USPA , Patrick Bloche, Président de la Commission des affaires culturelles de l‘Assemblée Nationale, Jérémy Pouilloux, Producteur transmédia, et Hervé Rony, Directeur général de la SCAM.

 

Un financement de l’audiovisuel public complexe
Ces échanges entre professionnels du secteur ont été l’occasion de revenir sur les grands mécanismes de financement, axés sur la redevance et la publicité, jusqu’à la suppression de cette dernière, remplacée au pied levé par deux taxes et un renforcement des dotations budgétaires étatiques pour consolider le manque de 800 millions d’euros de recettes.   

Cette solution de court terme est fustigée par les intervenants, qui s’inquiètent de la diminution des subventions, et des économies drastiques imposées pour réduire les coûts, ce au détriment des partenaires producteurs, et de l’offre de l’audiovisuel public.

Un audiovisuel public qui doit renouer avec son indépendance
Après l’échec des deux taxes instaurées qui n’ont pas su rééquilibrer les finances, il faut trouver des palliatifs pour assurer l’indépendance de France Télévisions, hors du budget de l’Etat. 

Loin de se retourner vers la publicité, les professionnels assurent que cette transition se fera par le biais de la redevance, récemment réindexée sur l’inflation, mais qui reste insuffisante et l’une des plus faibles d’Europe.
Si le ras-le-bol fiscal empêche de favoriser et communiquer autour d’une nécessaire hausse de la redevance, ils sont persuadés qu’un service public fort de l’audiovisuel public ne se fera pas autrement.

Enfin comme l’ont rappelé les intervenants, l’indépendance passe aussi par le travail éditorial de ces organismes.  Car de la santé de France Télévisions dépend de la santé du secteur de la production indépendante audiovisuelle. 

Pour toucher un public plus large et retrouver du dynamisme, France Télévisions doit continuer à s’investir dans les transmédias, les nouvelles écritures et assurer une production qui reflète les idéaux de l’audiovisuel public : informer, divertir et éduquer.