Le D2A au Festival du Film Coréen

 

Le 31 octobre des élèves du D2A ont eu le plaisir de se voir invités à assister à une séance du 14ème Festival du Film Coréen à Paris. Chaque année le festival met en lumière un large panel de la création contemporaine coréenne à travers une sélection allant du film d’action au drame familial.

La séance était composée de quatre court-métrages du jeune réalisateur OH Jung-Min. Traitant de sujets sociaux graves avec empathie et humour, l’œuvre du cinéaste est composée de films aux ambiances très différentes mais se concentrant toujours sur la complexité des liens sociaux et notamment au sein de la famille.

Le court-métrage Coming of age, qui a reçu le prix du meilleur court-métrage lors de la précédente édition du festival, relate l’histoire d’une mère annonçant à sa fille qui multiplie les cursus d’études qu’elle a décidé de faire un tour du monde et qu’elle ne financera plus ses dépenses. Les situations à la fois hilarantes et très dures s’enchainent alors… Ce film fut le préféré de la promotion qui le recommande à tous ceux qui pourraient avoir l’occasion de le voir !

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 Malo Jacquemin

Les Matinales de l'EMNS - Rencontre avec Alain Rocca, Directeur délégué à la formation, à l’enseignement et au conseil de l’INA

Le 23 octobre 2019, les étudiants du D2A ont eu le privilège de rencontrer et de pouvoir échanger avec Monsieur Alain Rocca, Directeur délégué à la formation, à l’enseignement et au conseil à l’INA. Celui-ci nous a d’abord parlé de son parcours, avant d’ensuite répondre à nos questions.

Avant de s’orienter vers le secteur du cinéma, Monsieur Rocca a suivi des études d’ingénieur en hydraulique, à Grenoble. C’est en 1985 qu’il fonde sa société de production, Lazennec, qui finance essentiellement des courts-métrages, mais également des longs-métrages. Il produit ainsi des films réalisés notamment par Cédric Klapisch ou encore Mathieu Kassovitz. L’activité de Lazennec prend fin en 2009. 

En 2001, il décide de fonder Universciné, dont il sera le président jusqu’en juin 2018. Cette plateforme VOD va permettre la création de la Cinetek, une autre plateforme, alimentée mensuellement par « des réalisateurs d’aujourd’hui, qui y établissent leur filmographie idéale ».

Directeur de la FEMIS pendant quinze ans, il reprend également l’organisation des Césars en 2003, jusqu’en 2016, et cette découverte de l’événementiel lui permettra notamment de fonder Les Trophées francophones du cinéma.

 

Après nous avoir présenté son parcours, Monsieur Rocca a pris le temps de répondre aux différentes questions des étudiants, qui l’ont interrogé sur le métier de producteur, sur l’INA, sur les plateformes SVOD, sur France Media ou encore sur l’événementiel cinéma.

« Je crois que la production, c’est dire oui » : voilà comment Alain Rocca résume le métier de producteur. Il estime qu’un producteur est souvent amené à dire non, mais lorsqu’il dit oui, il doit faire en sorte que les moyens suivent, afin que le réalisateur avec qui il travaille puisse réaliser correctement son projet. Deux caractéristiques de ce métier sont ainsi essentielles à ses yeux : le lien humain, avec les talents qu’il a pu choisir de produire, ainsi que les moyens mis en œuvre dans le processus de production.

Interrogé sur la production française, il considère qu’il est beaucoup plus facile de produire des films en France, grâce aux systèmes d’aides. Il estime également qu’en raison de la législation relative à la diversité, il est impossible d’avoir une major française, à l’inverse des Etats Unis.

 

         Dans la lignée de sa qualité de directeur de la Femis, il devient en 2018 directeur de la formation à l’INA. Cette institution a pour ambition de devenir une école de cinéma à grande échelle, ouverte aux étudiants sans expérience scolaire prérequise : de BTS à Master, le programme sera à plusieurs échelles. L’INA propose également une formation pour les professionnels et une formation de conseil à l’international afin de répondre aux demandes des institutions internationales, en collaboration avec France Média.

 

Alain Rocca découvre un univers administratif avec l’INA et peut créer des relations privilégiées avec les plateformes de SVOD. Il y développe également un pôle thématique de recherche et développement. En construction actuellement, le pôle e-learning du bâtiment aura pour ambition d’être le pôle de réflexion sur les enjeux de l'audiovisuel. Il souhaite apporter à l'institut et à l’école les valeurs qui, pour lui, sont fondamentales pour toute personne aspirant à travailler dans le cinéma : Responsabilité, économie, modernité et liberté.

L’INA proposera à partir du 10 décembre 2019 sa propre plateforme de SVOD : Madelene.

 

       L’univers des plateformes de SVOD est pour lui une source inépuisable d’inspiration et de production française. Il s'interroge avec l’OCDE sur les moyens nécessaires pour les productions locales. La nouvelle loi sur l’audiovisuel devrait permettre d’établir des lignes directrices, qui selon lui, pré définirons un cadre réglementaire des investissements des chaînes et de plateformes qui, pour l’instant, évoluent à l’aveugle.

 

       Outre les acteurs privés, les acteurs publics ont également leur place sur ce marché : Pour lui, l’audiovisuel public à une place importante à prendre dans la construction de cet écosystème. Celle-ci devrait être gagné par un acteur majeur européen, un “champion national”. Cela pourrait donc passer par France Média. L’enjeu majeur reste la dépendance entre la redevance et l’utilisation des données par les GAFA. Pour lui, anticiper le futur contexte audiovisuel passe par ces données, au cœur de toutes les stratégies actuelles.

 

Alain Rocca estime enfin que l’organisation des Césars devrait être repensée pour que cette cérémonie devienne véritablement la cérémonie des jeunes talents. Bien que son mode de fonctionnement – membres de l’académie nommés à vie – garantisse son indépendance vis-à-vis des lobbys, la cérémonie souffre aujourd’hui d’un manque de dynamisme et de modernité, alors qu’elle devrait constituer une motivation supplémentaire pour les jeunes réalisateurs.

 

Nous remercions Alain Rocca de nous avoir accordé de son temps pour cette rencontre, ainsi que la Maison des Sciences Economiques pour son accueil.

 

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Claire Suhamy et Ewan Frydman

Les Matinales de l'EMNS - Rencontre avec Gilles Freissinier, Directeur du développement numérique chez ARTE

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Le 9 octobre, les étudiants du D2A ont eu l’honneur de rencontrer Gilles Freissinier, Directeur du développement numérique chez Arte. Retour sur sa présentation de la chaîne et discussion sur la place du numérique aujourd’hui.

À la fin de son année au sein du Master D2A, Gilles Freissinier a l'opportunité de rejoindre Canal+ en tant que chargé d'études marketing. Il devient ensuite chargé d'études d'audiences, ces deux postes présentant pour lui l’intérêt de pouvoir décrypter la manière dont les médias font le lien entre les programmes et les spectateurs. De 2007 à 2013, il devient chef de produit – responsable d'univers thématiques, après la création du service des Nouveaux Contenus totalement dédiés au numérique.

En 2013, Gilles Freissinier devient Directeur du développement numérique chez Arte, poste qu'il occupe encore à ce jour.

Une révolution des usages

Le numérique a très vite pris une place importante dans la stratégie des chaînes, même si aux débuts du Replay, par exemple, les chaînes françaises craignaient de créer une concurrence avec leurs propres diffusions sur internet. Aujourd’hui, « Si on ne met plus les programmes en ligne, on perd des spectateurs ». La question est uniquement de savoir combien de temps les programmes doivent rester en ligne, plutôt que de se demander s’ils le doivent.

Si le numérique nous propose pléthore d’offres aujourd’hui, nous ne nous diversifions pas dans ce que nous regardons pour autant. En effet, seules quelques applications (Instagram, Facebook, Youtube, Google…) concentrent les usages, et Internet a tendance à nous renfermer sur nous-mêmes. C’est ce qu’explique Eli Pariser à travers sa théorie des « bulles de filtres » : les outils de recherche et les réseaux sociaux, en instaurant des algorithmes qui nous facilitent la tâche, ont tendance à nous proposer uniquement du contenu qui nous correspond.

À cela s’ajoute le phénomène de plateformisation des médias. En effet, ces derniers maîtrisent de moins en moins l’accès des utilisateurs, qui peuvent passer par de nombreuses plateformes tierces (YouTube, applications, fournisseurs d’accès internet). Le média est devenu une offre pour des agrégateurs et distributeurs, à tel point que certains médias récents ont renoncé à se créer un site internet ou un canal qui leur serait propre, pour uniquement se déployer, par exemple, par l’intermédiaire de réseaux sociaux. Le danger pour ces nouveaux acteurs est alors la dépendance accrue aux plateformes et aux modifications des algorithmes de recommandation de contenu de celles-ci. De même, on observe une plateformisation de l'écran TV, qui est devenu un accès à de nombreux contenus différents plutôt qu’à des chaînes diffusant du contenu en direct. D’ailleurs, plus la population est jeune, moins elle regarde la télévision en direct (Source: médiamétrie).

Pour les chaînes comme Arte, la plateformisation et l’arrivée de concurrents étrangers soumis à moins de régulation sont des enjeux de taille. Les chaînes doivent s’adapter et proposer des interfaces à la hauteur de leurs concurrents.

 

La stratégie d’Arte

Depuis sa création, Arte a toujours eu un objectif européen, celui de rapprocher les peuples par la culture. Le numérique s’est directement inscrit dans cette optique, en permettant de proposer le contenu de la chaîne dans toute l’Europe et dans de multiples langues (de nombreux programmes sont proposés en 6 langues). Arte a eu une politique numérique précoce, en proposant le Replay très tôt (Arte +7). Des efforts sont faits aujourd’hui pour délinéariser les contenus télévisés. Ainsi, la chaîne a fait le choix de rediffuser en ligne les trois saisons complètes de Borgen, 4 ans après leur sortie, et ce pour une durée de 6 mois.

Devant la multiplication des canaux de diffusion, la chaîne a fait le choix d’aller chercher son public où il pouvait être, avec à l’idée que le service public se doit d’être présent là où se trouvent les usagers, et surtout s’adapter aux usages des jeunes générations. L’innovation est permanente pour proposer des contenus qui soient à la fois conformes à chaque réseau, mais qui respectent également les valeurs de la chaîne. C’est ainsi que la chaîne a produit FAQ, diffusé tous les jeudis sur Snapchat, où des experts et intervenants se confrontent sur un sujet. Paradoxalement, alors que l’offre est délinéarisée, beaucoup de contenus reprennent ainsi une logique de rendez-vous avec leurs audiences, avec diffusion à horaires fixes chaque semaine, y compris sur Facebook.

De même, Arte est historiquement précurseur dans le domaine des écritures numériques, notamment les documentaires interactifs (par exemple, Gaza Sderot) ou aujourd'hui des réalités immersives. Ces nombreuses innovations et ces programmes variés peuvent exister grâce au modèle d'Arte, média public dont la vocation est de proposer des récits créatifs et innovants sur l'ensemble des supports. C'est un média financé en très grande partie par la redevance, ce qui permet à la chaîne de se placer en-dehors d’une pure logique de rentabilité. La vocation première d’Arte est la création, en partenariat avec des auteurs et producteurs indépendants.

La dimension européenne de la chaîne a permis de faire émerger des projets internationaux, notamment parce qu’elle a initié les coproductions de séries entre ces derniers, mais aussi par son implémentation dans nombre d’entre eux (en ligne, 40% de son audience est française, 40% est allemande, et 20% est présente dans les autres pays). Arte est aujourd’hui un modèle de chaîne innovante qui nous interroge sur ce que devra être le service public audiovisuel de demain.

 

Nous remercions Gilles Freissinier de nous avoir accordé de son temps pour cette rencontre, mais également la Maison des Sciences Economiques pour son accueil.

 

Jeanne Rignault et Hadrien Sygnet

 

Le théâtre d’improvisation : la clé de l’intégration des étudiants de la promotion 2019-2020

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Comme à chaque début d’année depuis quinze ans, les étudiants du Master D2A ont eu la chance de partir en semaine d’intégration. La destination : la magnifique Île Sainte-Marguerite, la plus grande des deux îles de Lérins aux abords de Cannes, connue pour avoir enfermé l’homme au masque de fer.

 

Dans cet environnement naturel typique des paysages sauvages méditerranéens, les journées de la promotion se sont organisées au rythme de cours d’initiation à l’improvisation théâtrale animés par Florence Durand, membre de l’Association « Et si on jouait », et de moments libres afin de faire connaissance.

Nous nous sommes divisés en groupes le matin et l’après-midi pour finalement se réunir le soir afin de travailler sur des exercices de réactivité, de développement de l’imagination, de lâcher prise, d’expression corporelle, de mise en situation et d’improvisation.

 

 

L’objectif : la création d’un spectacle composé de différentes scénettes à présenter devant un public de jeunes enfants avec qui nous cohabitions dans le Fort.

Les ateliers de théâtre ont été la clé principale de notre cohésion puisqu’ils nous ont permis de nous laisser aller au jeu sans nous soucier d’un quelconque jugement. C’est de façon désinhibée que nous nous sommes investis dans chaque exercice proposé, prenant même goût au jeu d’acteur.

 

 

Pendant le temps libre, nous sommes allés explorer les magnifiques plages et criques à l’eau cristalline composant la petite île ; les plus téméraires se sont baignés, d'autres les ont encouragés, les plus sportifs ont joué au basket et à la pétanque, certains ont joué aux cartes. Mais c’est toujours dans un esprit d’unité que chacun des étudiants a su trouver sa place au sein du groupe.

 

C’est dans une belle dynamique que nous nous apprêtons à débuter cette nouvelle année avec beaucoup de projets en tête, de bienveillance et de cohésion.


   Nos remerciements se tournent très sincèrement vers l’Université Paris 1, Pierre Sirinelli, Marine Croce-Maisonneuve, Florence Durand sans oublier la Direction du Fort de l’île Sainte Marguerite ( Association Cannes Jeunesse ) pour nous avoir offert tant de bons souvenirs et de moments inattendus !

 

Le master D2A

Rédaction : Estelle Wahnich et Sandra Bacry

 

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La promotion 2018-2019 en visite chez Arte

Le vendredi 25 janvier, les étudiants du Master D2A se sont rendus chez Arte pour une journée séminaire autour de la fiction.

 Nous sommes accueillis par Adrienne Fréjacques, chargée de programmes Fiction TV et Web, qui nous présente ARTE, la chaîne publique culturelle et européenne ayant pour mission de favoriser la compréhension entre citoyens européens. Adrienne Fréjacques nous explique qu’Arte est davantage perçue par sa capacité à faire du documentaire que de la fiction, alors que le volume horaire de ces derniers programmes a considérablement augmenté sur la chaine.  Elle continue en nous présentant le nouveaux enjeux de la chaine quant à la fiction.

 

Intervient ensuite Olivier Wolting, Directeur de l’unité fiction d’Arte et ancien étudiant du Master D2A.  Il nous présente d’une part la ligne éditoriale d’Arte qui doit s’appuyer sur la particularité de la chaine tenant à son statut franco-allemande, et d’autre part l’identité de la chaine devant s’articuler autour de la variété, la créativité et singularité.

Olivier Wolting nous explique ensuite la volonté d’Arte d’offrir du contenu diversifié , tout en surprenant ses téléspectateurs mais en les laissant dans une situation de confort par la présence de codes et de repères dans les programmes. Il nous présente par la suite le rôle important d’Arte dans la coproduction et l’achat de programmes de fiction, malgré le peu de financement que reçoit la chaine. Enfin, Olivier Wolting achève son intervention en nous présentant le travail de développement de programmes avec l’unité, qui a pour mot d’ordre le collectif.

 

Stéphanie Boisson, responsable marketing, communication et publicité nous présente ensuite son activité au sein de la chaine, ainsi que les enjeux tenant à la communication des programmes notamment au travers d’affiches de certaines fictions diffusées sur Arte en 2018 telles que Au nom du père, ou encore le documentaire-fiction Les routes de l’esclavage.

 

Après le déjeuner, nous avons l’opportunité de visionner dans la salle cinéma d’Arte deux épisodes de la nouvelle série Jeux d’Influence, réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, et non encore diffusés sur la chaine. Suis ensuite un travail avec Maëlle Roland, chargé de marketing, Adrienne Fréjacques, autour de ces deux premiers épisodes et des problématiques artistiques et marketing de la fiction. Nous devons d’une part analyser les points forts et les points faibles de la série, tout en formulant certaines recommandations, et d’autre part travailler sur la communication marketing que pourrait envisager la chaine afin de faire connaitre ce nouveau programme avant sa diffusion.

 

Les étudiants du Master D2A tiennent à remercier Adrienne Fréjacques et Anne Bouisset pour l’organisation de la journée séminaire qui a été très enrichissante, ainsi que tous les intervenants pour leur accueil chaleureux. 

 

                                                                                                                                                    Margaux Jaillais

 

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Semaine d'intégration de la promotion 2018 -2019

 Les nouveaux étudiants du Master D2A ont eu l’opportunité de partir du 1er au 5 octobre 2018 sur l’Ile St Marguerite située dans l’archipel des Iles de Lérins en face de Cannes, afin de souder la nouvelle promotion 2018-2019.

Outre la beauté incontestable de cette île sauvage et préservée qui a contribué à sa renommée, celle-ci est également connue pour son fort construit au XVIIème siècle et qui a servi de prison au mystérieux masque de fer sous le règne de Louis XIV.

C’est dans ce cadre Méditerranéen que la promotion a organisé sa semaine riche en évènements. Des ateliers de théâtre animés par Florence occupaient la majeure partie de nos journées mais nous bénéficiions aussi de moments pour faire connaissance.

Divisés en demi-groupe le matin et l’après midi, nous avions pour objectif final de créer un spectacle composé de différents canevas. La représentation étant fixée au mercredi soir devant un public de jeunes enfants en voyage découverte, le challenge était donc important.

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Les ateliers de théâtre ont été un vrai vecteur de cohésion pour les étudiants de la nouvelle promotion qui ont pu commencer à tisser des liens. Les différents ateliers animés par Florence avaient pour objectif de nous apprendre les techniques de bases de l’art théâtral mais aussi de nous pousser dans nos retranchements par des exercices d’expression corporelle, orale et d’improvisation. La promotion a fait preuve de beaucoup d’investissement dans ces ateliers et nous sommes ressortis fiers de la représentation finale que nous avons célébrée une partie de la nuit.

Les derniers jours ont été marqués par la découverte des différents recoins de cette merveilleuse île, de la visite du musée de la Mer au sein du Fort, de baignades dans l’eau claire de la Méditerranée et d’un championnat de môlki.

A la fin de ces cinq jours, nous sommes rentrés à Paris pour commencer notre année avec un pari rempli : une promotion soudée, déterminée et parée à commencer cette riche année.

Nous tenons à remercier tout particulièrement l’université La Sorbonne Paris 1, Pierre Sirinelli, Béatrice, Florence, Francesco et l’équipe du Fort de l’Ile Sainte Marguerite pour cette belle semaine.

 

Les petits déjeuners du D2A

 

Les Matinales avec Laurence Clerc, Productrice de longs-métrages chez Alcatraz Films, le mercredi 7 novembre 2018

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Le mercredi 7 novembre, les étudiants du Master D2A ont eu la chance de rencontrer Laurence Clerc, productrice de longs-métrages chez Alcatraz Films.

Au premier abord, rien ne semblait prédestiner Laurence Clerc à une carrière dans la production cinématographique. En effet, après avoir suivi un cursus de droit public à Assas elle entre à Sciences-Po dans la section service public. C’est seulement après avoir effectué un master à Columbia qu’elle rencontre Olivier Granier, directeur de Studio Canal. Ce dernier est à la recherche de jeunes talents pour lancer sa société de production aux côtés de Dominique Farrugia et lui propose un poste qu’elle accepte.

Au sein de cette petite structure, Laurence Clerc est successivement directrice juridique, puis directrice financière. La société connaît un succès croissant, notamment grâce à la production de comédies populaires portées par des personnalités telles que Gérard Jugnot, ce qui lui permet de lancer trois chaînes télévision (« Du coté de chez vous », entre autre). Toutefois, la société commence à connaitre des difficultés lorsqu’elle décide de produire le premier film en numérique : Vidocq (2001). La technologie utilisée pour le film n’est pas maitrisée ce qui conduit à l’explosion du budget et force l’entreprise à vendre des parts sociales de ses différentes chaînes télé.

Laurence Clerc décide alors de partir chez Fidélité Films, où elle rencontre son actuel associé. Ensemble, ils décident de monter leur propre société de production « Alcatraz Films ». Ils ont notamment produit La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche ou Enter the Void de Gaspard Noé en tant que producteur exécutif et les films de Claire Denis en tant que producteur délégué.

Après avoir décrit son parcours, Laurence Clerc s’est attachée à nous exposer les différents rôles et tâches du producteur, selon qu’il soit exécutif, délégué ou associé. Le producteur délégué est celui qui finance le projet, établit son budget, son plan de financement et garantie sa livraison. Il prend le risque financier sur le film, dans l’éventualité où le budget initial est dépassé. Le producteur exécutif lui, fabrique le film au quotidien, il organise le planning des différentes étapes de production. Il est généralement salarié. Enfin, le producteur associé participe au financement. Il ne s'implique pas dans la fabrication du film, il ne prend aucune responsabilité sur la livraison et la bonne fin du film. Il s’agit typiquement des chaines de télévision, quand elles sont coproductrices.

Elle a ensuite évoqué les différents modes de financement d’un long-métrage. Les producteurs recherchent dans un premier temps des fonds auprès de l’Etat, car environ 30% des dépenses d’un film sont éligibles à des crédits d’impôts. On sollicite également des aides du CNC. La production se tourne ensuite vers les grandes chaines, qui peuvent participer au budget aux alentours de 15-20% en échange de droit Télévision. Ils peuvent également solliciter de plus petites chaines, dont la participation sera moindre. On arrive alors à la valeur de marché du film. On obtient ensuite un minimum garanti de la part du distributeur, qui correspond à une anticipation des recettes futures. Enfin, de manière schématique, le film s’amorti sur les recettes des entrées en salle.

Laurence Clerc a conclu sa présentation en évoquant la remise en question du système de financement du cinéma français engendrée aujourd’hui par Internet. En effet, le financement est basé sur un système de préventes d'exclusivité, or le développement d’Internet rend de plus en plus difficile la garantie l'exclusivité d'un film.

Les étudiants des masters D2A remercient chaleureusement Laurence Clerc pour le temps précieux qu’elle nous a accordé, nous permettant d’enrichir nos connaissances sur le métier de producteur.

Anaïs Mailhes & Célia Rohart

 

 

 

 

 

 

Les Matinales avec Gilles Freissinier, Directeur du développement numérique chez Arte, le 24 octobre 2018

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Le 24 octobre dernier, les étudiants des masters D2A et ECN de Paris 1, ont eu la chance de rencontrer Gilles Freissinier, actuellement directeur du développement numérique chez Arte.

Mr Freissinier a lui-même étudié au D2A, avant de débuter sa carrière chez Canal Plus. Il s’est ensuite dirigé vers le département numérique de Canal qu’il a contribué à développer. Ces expériences l’ont finalement amené à prendre la tête du développement numérique d’Arte en 2013.

Gilles Freissinier a tenu à nous sensibiliser aux enjeux liés au secteur audiovisuel dans l’univers numérique. Il a d’abord entrepris de faire un panorama des aspects essentiels recouvrant cette question : il nous a ainsi et justement rappelé que l’avènement du numérique avait engendré une logique de surabondance des programmes et de l’offre à la télévision, ainsi que de désintermédiation des usages. Il a également évoqué la menace potentielle liée aux nouvelles plateformes et GAFA susceptibles d’amener à une logique d’enfermement de l’individu sur lui-même. Les médias traditionnels sont en effet de plus en plus dépendants de ces nouveaux acteurs qui leur donnent de la visibilité via la publicité. A ce titre, il a souligné l’indépendance d’Arte dont le revenu, en partie issu de la redevance et non pas seulement de la publicité, permet à la marque de se différencier et d’envisager les choses autrement. Il est dès lors revenu sur la ligne éditoriale d’Arte qui tend vers une idée de diversité des programmes, et de rassemblement des peuples grâce à la culture, à l’éveil de la curiosité de chacun. C’est d’ailleurs ce qui est systématiquement recherché dans leurs campagnes publicitaires : allier des croisements inattendus, critère précisément rendu de plus en plus difficile par l’avènement des géants du web et l’enfermement sur soi. Il devient donc nécessaire d’anticiper les nouveaux usages et de fidéliser au sein de ce nouvel univers.

Ceci a permis à Mr Freissinier d’aborder plus amplement la stratégie numérique de l’entreprise avec une question principale : comment tenter de conserver une cohérence entre marque et ligne éditoriale, tout en continuant à captiver le spectateur ou utilisateur à l’ère numérique ? Ceci passe par la création d’un site puissant, l’utilisation de la vidéo, et la coproduction de programmes pour la télévision ou le web diffusés au mieux. Il a notamment évoqué la création d’Arte +7 comme système de replay afin de redécouvrir certains programmes de stock diffusés par la chaine. Il nous a dans ce cadre, expliqué que l’idée de limiter le visionnage à 7 jours était issu d’une volonté de ne pas cannibaliser la consommation de programmes en replay : ceci empêche les téléspectateurs d’arrêter de regarder la chaine en direct, parce qu’ils n’ont pas accès aux programmes diffusés en replay de manière illimitée par la suite. Il y-a aussi eu la création en 2011, d’Arte Creative permettant la création de nouveaux programmes en dehors de la télévision.

Il est finalement longuement intervenu sur la diversité des programmes proposés par Arte dans différents genres et formats, à l’ère de la transformation numérique des médias et d’une hybridation des écritures. On peut par exemple citer l’utilisation du Facebook live afin de faire visiter en direct des expositions parisiennes souvent en avant-première, en coordination avec l’équipe des partenariats d’Arte une fois par mois, « Loulou », la série digitale primée à Séries Mania en 2017, ou encore « Dawaland – l’histoire d’un mec gentil qui voulait devenir un badass », racontée par un dessinateur commentant l’histoire à mesure qu’il dessine. Il a aussi parlé de fictions interactives conçues pour smart phones comme « Enterre-moi mon amour » retraçant l’histoire de Nour, fuyant la Syrie pour l’Europe dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure, ou bien de « Battlescar » : une fiction en réalité virtuelle contant une année dans la vie d’une jeune portoricaine au sein du New-York des années 1970.

Nous remercions sincèrement Mr Freissinier pour sa passionnante intervention nous ayant à tous permis de nous questionner un peu plus sur des enjeux aujourd’hui devenus primordiaux

Victoria Gilles

 

 

 

 

 

Les Matinales avec Laure Saget, Directrice de l'audiovisuel et de la production de livres audio chez Gallimard, le mercredi 17 octobre 2018

 

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Le mercredi 17 octobre 2018, l’ensemble du master D2A (formation intiale et continue) se sont retrouvés avec plaisir pour faire la rencontre de Laure Saget, directrice de l’audiovisuel et de la production de livres audio du groupe Gallimard.

C’est avec un plaisir de découvrir la nouvelle promotion que Laure Saget débuta son intervention en nous présentant son parcours étudiant. Et quel parcours ! Après une classe préparatoire littéraire, elle poursuivit un cursus juridique. Après l’obtention d’un diplôme de Comercial & European Law de L’université de Canterbury, elle obtiendra en 1995 le DESS Droit et Administration audiovisuel, aujourd’hui Master 2 D2A, de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne.

Son parcours professionnel fut particulièrement fourni puisqu'elle débuta sa carrière chez Universal Music en Business Affairs. Elle qualifie alors cet emploi comme un job juridique opérationnel : on y négocie les contrats avec les artistes, agents, avocats. Il n’est pas question de contentieux mais de négociation financière. Au bout de deux ans, elle prit la tête de la direction juridique de la chaine « 13ème rue ». Il s’agit là de la création de la chaine. Elle nous souligna que le fait d'arriver dans quelque chose qui "se monte" est très intéressant. En l’espèce, elle était chargée des contrats de négociation d’acquisitions des programmes, des négociations avec le CSA mais aussi des statuts de la boite. Toutefois, cet emploi était facilement répétitif. Ainsi, elle exerça une mobilité au sein du groupe.  Universal Studio ayant été racheté par Vivendi, elle se dirigea alors vers Vivendi Universal Net. Au sein de cette entité, elle prit par la suite la direction juridique du pôle européen d’Universal music mobile, avant un rapide passage à la direction juridique de MK2.

Toutefois, c’est avec passion qu’elle nous a parlé de la suite de sa formation. En effet, un retour à son premier amour la littérature fut entamée notamment par la préparation du concours de la Femis en formation scénario tout en étant juriste chez Lagardère.

En 2010, elle finit par allier sa formation et sa passion en étant responsable de droits de l’audiovisuel, elle s’occupe alors d’adapter les livres en film. Elle postule pour etre membre du Comité éditorial de Galimard afin de tester ses compétences pour analyser un texte.

Finalement Flammarion l’embauche afin d’être responsable des droits audiovisuels. Il s’agissait de lire des livres et vendre le potentiel d’adaptation pour le cinéma ou les séries à des producteurs. Au bout de deux ans, la personne qui s'occupait des droits dérivés (exploitation non librairie des livres) et du business développement chez Flammarion est partie donc Madame Saget reprit toute la direction. Elle a fait ce travail pendant 7 ans. Aujourd’hui, elle se voit attribuer le titre de directrice de l’audiovisuel et de la production de livres audio du groupe Gallimard.

Ainsi, elle nous explique donc qu’aujourd’hui un grand champ s’est développé en édition : les livres audio. Au fur et à mesure, Amazon mais aussi le groupe Editis et Hachette se sont mis à développer le livre audio.

Au niveau de l’audiovisuel, il s’agit alors d’identifier la maison d’édition concernée, identifier si c’est une traduction ou un texte français, mais aussi le succès du livre. Elle se prononce aussi sur la question du droit moral, une fois le projet lancé, l’auteur ne peut plus reculer. Il peut simplement demander que le titre soit changé, qu’il n’y ait pas de mention de son livre dans le générique du film.

Nous tenons à remercier chaleureusement Laure Saget pour le temps qu’elle nous a consacré lors de cette rencontre.

 

Tess Passereau

 

 

Les Matinales avec Takis Candilis, Directeur général chargé de l'antenne et des programmes chez France Télévisions, le mercredi 5 décembre 2018

 

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Le mercredi 5 décembre, les étudiants du Master D2A et du Master ECN se sont retrouvés avec plaisir pour faire la rencontre de Takis Candilis, Directeur général chargé de l'antenne et des programmes chez France Télévisions.

Depuis 8 mois, Monsieur Candilis est directeur des programmes au sein de France Télévision. Cette direction a été créée il y a peu de temps. En effet, sa mission est de changer l’organisation de la maison France Télévisions pour faire face à la concurrence de nouveaux usages.

Auparavant, Monsieur Candilis fut réalisateur de courts et longs métrages. En 1984, il devint producteur de télévision, pour ensuite intégrer les équipes de TF1 en tant que directeur de la fiction en 1999. Il travailla au sein de Lagardère studio pour s’occuper de la production audiovisuelle pendant 8 ans, et en septembre 2016, il fut nommé directeur général de Banijay Studios France, société de production de fictions françaises. Il quitte ses fonctions en 2017 et fut nommé Directeur général chargé de l'antenne et des programmes chez France Télévisions.

Monsieur Candilis nous a expliqué que les usages des français concernant la télévision étaient en train de changer notamment à cause de la montée en puissance des plateformes SVOD. L’usage des tablettes, des Smartphones ainsi que le piratage a poussé la population française à délaisser son poste de télévision. L’ensemble des chaines de télévision sont dont contraintes de revoir leur politique.Dès janvier 2019, le groupe France Télévisions est entré dans une nouvelle organisation transversale. Les usages crées par le numérique bouleversent complétement le paysage. La nouvelle ligne éditoriale de France Télévisions va être de produire des contenus plus performants en cultivant notamment les programmes de proximité. L’appauvrissement des contenus créer une baisse de la consommation de la télévision. Monsieur Candilis a conclu sa présentation en insistant sur le fait qu’il fallait recréer une étique dans les contenus.

Les étudiants du Master D2A tiennent à remercier Monsieur Takis Candilis pour sa disponibilité et son intervention marquée par l’échange et le partage de ses connaissances.

Marie Hirtz

 

Les Matinales avec Ara Aprikian, Directeur en charge des contenus et des antennes du groupe TF1, le 19 décembre 2018

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Le 19 décembre 2018, les promotions 2018 / 2019 des Masters 2 D2A et ECN ont eu l’honneur de recevoir Ara Aprikian, Directeur en charge des contenus et des antennes du groupe TF1.

Après avoir débuté sa carrière professionnelle à Médiamétrie, Ara Aprikian intègre le groupe TF1 dans le domaine du marketing, avant de se diriger vers la programmation. Il contribue notamment à l’essor de programmes de téléréalité à succès, tels que la Star Academy ou Koh-Lanta. En 2005, il rejoint le groupe Canal Plus et prend la direction de ses chaînes en clair jusqu’en 2015, date à laquelle il retourne chez TF1 en tant que Directeur des contenus.

Dans un premier temps, Ara Aprikian a souhaité aborder le sujet de la transformation de l’industrie médiatique, tant au niveau des usages que de l’économie. On assiste, en effet, à une démultiplication de l’offre et à une consommation accrue de contenus. Désormais, le visionnage ne se limite plus au simple cadre du foyer, mais devient de plus en plus mobile. Or, les investissements publicitaires ne se multiplient pas de la même manière. Il est donc impossible d’investir dans tous les contenus disponibles, ce qui amène les annonceurs à faire des choix et à investir plus ou moins dans certains d’entre eux. Dès lors, l’enjeu pour un groupe audiovisuel comme TF1 est de conserver sa part d’investissement publicitaire, par laquelle il se finance, en continuant à alimenter ses grilles en programmes attractifs. Selon Ara Aprikian, la télévision dispose en cela d’avantages par rapports aux nouvelles plateformes numériques : elle est capable de rassembler et de véhiculer des valeurs communes fortes, contrairement aux nouveaux médias qui incitent à l’individualisation et à la communautarisation de la société. De plus, la publicité en télévision reste, pour le moment, plus impactante que la publicité digitale.

Toutefois, la mise en place d’une régulation de ces nouveaux acteurs est considérée comme «  lente » par rapport aux changements économiques du secteur. Si les chaines sont astreintes à des obligations d’investissement dans la production cinématographique et à la chronologie des médias, ce n’est pas le cas des plateformes. Cela c’est récemment illustré avec la diffusion du film d’Alphonso Cuaron, « Roma », uniquement sur Netflix (pas de sortie en salle). Cet exemple témoigne des velléités de conquête de l’industrie culturelle de ces nouveaux acteurs.

Face à ce phénomène, la stratégie de TF1 est de continuer à fédérer le public lors de grands rendez-vous, par l’acquisition, entre autres, de droit sportifs différents (handball, football féminin…), et la modernisation des marques du groupe. L’idée d’un partenariat avec les plateformes n’est également pas exclue, dans l’hypothèse d’une première diffusion réservée à TF1 et une deuxième diffusion sur les plateformes.

Nous remercions chaleureusement Ara Aprikian d’avoir évoqué sa vision du paysage audiovisuel et partagé et partagé des ondes positives avec les Masters D2A et ECN.

Anais Mailhes 

 

 

 

D2A / BERLINALE 2018

 

 

Virus Tropical

 

Un film de Santiago Caicedo (97 minutes)

 

 

Virus Tropical est un film réalisé par Santiago Caicedo, que certains étudiants du D2A ont pu aller voir à Berlin pour l’honnête prix de 4€. Le film est recommandé pour les personnes de plus de 14 ans.

 

Le film est une adaptation du roman graphique de Power Poala. Il retrace l’histoire, en noir et blanc et en langue espagnole, de Paola. Il débute sur sa conception, puis retrace son passage à l’âge adulte, éduquée par une mère souvent seule puis sa grande soeur. Paola, la plus jeune d’une famille de trois soeurs vit des histoires d’amour, découvre la drogue et les difficultés à l’école.

 

Découvrez la bande annonce du film : Virus Tropical

 

 

 

Our Madness

 

Un film de Joao Viana (90 minutes)

 

 

Faire la queue pour des tickets à la Berlinale peut s’avérer être un vrai pari. Parfois on perd, ce fut le cas avec Our Madness.

 

Le film, tourné entièrement en noir et blanc, et avec quasiment aucun dialogue, est dominé par des musiques (sons) d’ambiance et des voix-offs. Le film débute dans un asile psychiatrique. Une patiente se distingue par le fait qu’elle joue de la musique avec son lit. Un jour où la porte reste ouverte, elle en profite pour s’échapper, emmenant avec elle son lit musical : ce film très (trop) conceptuel nous offre des plans d’une église remplie de chèvres, d’un lit-instrument qui devient un lit-avion, d’un motocycle sur un bateau, du choix d’une coiffure dans un magazine d’antiques… Bref, beaucoup est laissé à l’interprétation, voire à la rêverie pour la moitié de la salle berlinoise.

 

Pour vous faire votre avis, il faudra aller voir le film (l’équipe du D2A présente au film a abandonné avant la fin...).

 

La bande annonce : OUR MADNESS (a film by João Viana)

 

 

OLD LOVE

 

Un film de Park Kiyong

 

 

Nous avons également pu découvrir “Old Love”, film coréen sur les retrouvailles d’amants 25 ans après leurs séparations.

 

Projeté au Delphi Filmpalast, Park Kiyong nous fait ressentir toute la mélancolie de cet amour perdu et retrouvé dans les interactions gênées des deux protagonistes. Si le film se concentre autour de cet amour renaissant, l’absence de rythme se caractérise par de nombreuses longueurs qui peuvent perdre le spectateur au fil de la projection. Il est certain qu’”Old Love” ne laissera pas de marbre son spectateur. Puissance des émotions ou longueurs caractérisées et non justifiées. Le spectateur aura l’occasion de faire son choix.

 

La bande annonce : OLD LOVE (a film by Park Kiyong)

 

 

 

La promotion 2018-2019 en visite chez TF1

 

C’est de bon matin que l’ensemble du Master D2A formation initiale et continue comprise, a été reçu, le lundi 28 janvier, dans les locaux du groupe TF1.

Nous avons commencé par une rapide présentation du groupe TF1 qui ne se limite pas à leur première chaine mais comprend un ensemble de chaines gratuites et payantes mais aussi des boites de production ou encore des canaux digitaux qui prouvent bien que le groupe est à la pointe de la transition qui s’opère aujourd’hui dans les contenus. D’ailleurs l’ensemble des intervenants de ce matin ont largement mis en avant le côté pluridisciplinaire du groupe, preuve d’une réelle fierté d’avoir su diversifier ses métiers.

A propos des intervenants nous avons d’abord eu une rencontre avec Madame Gérarldine Cardeilhac manager au sein du pôle « Talent Acquisition » du groupe qui est venue nous orienter pour les recherches de stage au sein du groupe.

Par la suite nous nous sommes installés dans le confortable Showroom de TF1 où nous avons eu une présentation complète du service juridique du groupe qui s’est clôturé par la présentation de Madame Julie Delormeau, directrice juridique du groupe qui a insisté sur la différence entre les métiers d’avocat et de juriste d’entreprise ainsi que la place prépondérante du juriste dans le groupe par l’évolution constante des exploitations de contenus mais aussi par le nombre de contrats signés chaque année (près de 5000 !).

Mais la matinée n’en est pas restée là ! Nous avons poursuivi par la présentation du pôle innovation du groupe présenté par Monsieur Stevens Jacquot qui a abordé avec nous la dématérialisation des supports de travail de l’ensemble des salariés du groupe, l’objectif étant le « zéro papier », ce dernier remplacé par des serveurs toujours plus puissants. Ou encore les impacts de la 5G pour le travail des reporters du groupe notamment.

La journée s’est terminée par la visite des studios de TF1 notamment celui du journal de 13h où nous avons pu apercevoir Jean-Pierre Pernaut en plein travail (ce qui a suscité la jalousie de nos grands-parents une fois la rencontre relatée !), mais également ceux de Téléfoot ou de l’émission quotidienne « C’est Canteloup ».

L’ensemble du Master D2A remercie chaleureusement l’ensemble du groupe TF1 pour son accueil dans ses locaux impeccables  et de la disponibilité de l’ensemble des intervenants de cette belle matinée !

                                                                                                                               Clément Dubois 

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La promotion 2018-2019 en visite chez Canal Plus

Le vendredi 14 décembre 2018, les étudiants du Master 2 Droit, Economie et gestion de l'Audiovisuel à la Sorbonne ont été invités à  visiter les locaux du Groupe Canal.

Nous avons eu la chance de visiter les plateaux de télévision d’émissions phares et d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement technique des caméras et de la régie.

Puis, nous nous somme dirigés vers le site Lumière pour rencontrer des anciens étudiants du D2A pleinement intégrés au sein du Groupe Canal Plus.

Georgette Curavale, Anne-Sophie Grimmard, et Judith Sakarovith nous ont expliqué leurs parcours. Marine Colliard, chef de projet marketing cinéma au sein de Studio Canal nous a communiqué de nombreux conseils. Enfin, Philippe Coussin-Grudzinski a abordé avec nous ses fonctions au sein du pôle digital de Canal Plus.

C'est avec des explications passionnantes en tête et de nombreuses photos des plateaux de télévision que nous avons quitté les locaux du Groupe Canal Plus.

L'ensemble des étudiants du Master D2A tient à remercier le Groupe Canal Plus et son personnel passionné pour leur accueil chaleureux et très enrichissant. Nous garderons un excellent souvenir de Canal plus et des plateaux de télévision 

Merci !

Marjorie Melenec

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