D2A / BERLINALE 2018

 

 

Virus Tropical

 

Un film de Santiago Caicedo (97 minutes)

 

 

Virus Tropical est un film réalisé par Santiago Caicedo, que certains étudiants du D2A ont pu aller voir à Berlin pour l’honnête prix de 4€. Le film est recommandé pour les personnes de plus de 14 ans.

 

Le film est une adaptation du roman graphique de Power Poala. Il retrace l’histoire, en noir et blanc et en langue espagnole, de Paola. Il débute sur sa conception, puis retrace son passage à l’âge adulte, éduquée par une mère souvent seule puis sa grande soeur. Paola, la plus jeune d’une famille de trois soeurs vit des histoires d’amour, découvre la drogue et les difficultés à l’école.

 

Découvrez la bande annonce du film : Virus Tropical

 

 

 

Our Madness

 

Un film de Joao Viana (90 minutes)

 

 

Faire la queue pour des tickets à la Berlinale peut s’avérer être un vrai pari. Parfois on perd, ce fut le cas avec Our Madness.

 

Le film, tourné entièrement en noir et blanc, et avec quasiment aucun dialogue, est dominé par des musiques (sons) d’ambiance et des voix-offs. Le film débute dans un asile psychiatrique. Une patiente se distingue par le fait qu’elle joue de la musique avec son lit. Un jour où la porte reste ouverte, elle en profite pour s’échapper, emmenant avec elle son lit musical : ce film très (trop) conceptuel nous offre des plans d’une église remplie de chèvres, d’un lit-instrument qui devient un lit-avion, d’un motocycle sur un bateau, du choix d’une coiffure dans un magazine d’antiques… Bref, beaucoup est laissé à l’interprétation, voire à la rêverie pour la moitié de la salle berlinoise.

 

Pour vous faire votre avis, il faudra aller voir le film (l’équipe du D2A présente au film a abandonné avant la fin...).

 

La bande annonce : OUR MADNESS (a film by João Viana)

 

 

OLD LOVE

 

Un film de Park Kiyong

 

 

Nous avons également pu découvrir “Old Love”, film coréen sur les retrouvailles d’amants 25 ans après leurs séparations.

 

Projeté au Delphi Filmpalast, Park Kiyong nous fait ressentir toute la mélancolie de cet amour perdu et retrouvé dans les interactions gênées des deux protagonistes. Si le film se concentre autour de cet amour renaissant, l’absence de rythme se caractérise par de nombreuses longueurs qui peuvent perdre le spectateur au fil de la projection. Il est certain qu’”Old Love” ne laissera pas de marbre son spectateur. Puissance des émotions ou longueurs caractérisées et non justifiées. Le spectateur aura l’occasion de faire son choix.

 

La bande annonce : OLD LOVE (a film by Park Kiyong)

 

 

 

La promotion 2018 en visite chez TF1

Le 25 janvier 2018, les étudiants du Master 2 Droit, Economie et Gestion de l'Audiovisuel à la Sorbonne ont eu la chance de pouvoir visiter les locaux du Groupe TF1 à Boulogne-Billancourt. Une rencontre placée sous le signe des nouvelles technologies !

Après avoir bravé le vent et la pluie, nous avons été accueillis chaleureusement par Gilles Nguyen Van Ty, Community Manager RH. Une fois installés dans le « showroom innovation » de TF1, Emmanuel Bardet, Responsable Marque Employeur nous a présenté le Groupe et ses diversifications. Nous avons eu le plaisir de découvrir en vidéo les différents champs d'action du premier groupe audiovisuel privé en France.

Stevens Jacquot, chef de projet Innovation nous a fait part des investissements de TF1 dans les nouvelles technologies. Nous avons pu tester les nouveaux produits du marché et apprécier la qualité d'une télévision 4K. Comme nous avons pu le constater, le Groupe TF1 s'inscrit pleinement dans l'innovation et la transformation digitale.

Puis, accompagnés par Gilles Nguyen Van Ty, nous nous sommes dirigés vers les plateaux de télévision (plateau du JT de 13h et de 20h, celui de la météo et de Téléfoot) afin d'en apprendre un peu plus sur leur fonctionnement technique. Le tout dans l'espoir secret de croiser Jean-Pierre Pernaut...

Enfin, Nicolas Claude, du Service Conformité des programmes est venu aborder avec nous son quotidien et l'importance du contrôle interne des programmes (de flux et de stock) quant au respect des dispositions de la loi du 30 septembre 1986.

L'ensemble des étudiants du Master D2A tient à remercier le Groupe TF1 et son personnel passionné pour leur accueil chaleureux et très enrichissant.

Merci !

Le Master D2A 

 

Les Matinales avec Alain Rocca, Président d'UniversCiné, mercredi 24 janvier 2018

Rocca

Rien ne prédestinait Alain Rocca, ingénieur hydraulicien de formation puis professeur de mathématiques, à devenir un acteur majeur de l’industrie audiovisuelle française. Pourtant, après une formation au Cours Florent, c’est en tant qu’acteur dans des films de Marcel Dassault qu’il met un pied dans le 7ème Art, qu’il ne quittera plus. Alain Rocca intègre parallèlement les équipes production puis régie de Gaumont International et fonde en 1985 la société de production Lazennec avec Adeline Lécallier, dans laquelle sont produits des chefs-d’oeuvre du patrimoine français comme “La Haine” de Mathieu Kassovitz ou encore “Omnibus” de Sam Karmann (qui obtient l’Oscar du meilleur court-métrage de fiction en 1993).

De 1993 à 1996, il préside l’AFP (Association Française des Producteurs de Films ) et participe en 1996 à la fondation du SPI (Syndicat des Producteurs Indépendants). Cela démontre son engagement pour la réglementation du cinéma Français, qu’il souhaite aujourd’hui voir évoluer avec son temps.

Réel polymathe, Alain Rocca est directeur du département production de la Fémis de 1996 à 2009 et reconstruit la structure des Césars depuis plus de 15 ans, en tant que trésorier puis administrateur délégué, un réel outil pour marketer le cinéma Français selon lui.

Alain Rocca, à présent président d’Univers-Ciné, nous a fait part de sa vision du marché de l’offre payante des contenus audiovisuels : pay TV, TVoD (transaction video on demand) et SVoD (Subscription Video on Demand). En France, le marché du cinéma payant est brassé par la pay TV, de par les quotas de financement à la production et le positionnement éditorial des chaînes premium, comme Canal+ ou OCS. Cependant, aujourd’hui et sur une échelle mondiale, la pay TV laisse peu à peu place à la SVoD. Bien que cette dernière soit moins valorisante pour les ayant-droits, l’affirmation des usages en faveur de la SVoD fait à présent migrer la plus value vers l’aval de la chaine (distributeur) et moins sur l’amont (producteurs / éditeurs de pay TV). En effet, les producteurs de contenus (notamment de cinéma) voient à présent dans la SVoD une source non négligeable de ressources. Le coût d’acquisition d’un film pour un service SVoD a tendance à s’aligner sur celui d’une chaîne gratuite TNT (de l’ordre de 20 000€ pour un passage de 6 mois).

Cette plus value de la SVoD renforce les barrières à l’entrée pour les acteurs souhaitant se positionner sur ce marché. Pour fonder un catalogue de films correct, il faut investir en amont de la mise en ligne du service, et donc avant toute possibilité de recettes. Ces coûts sont beaucoup plus importants que ceux nécessaires pour lancer un service de TVoD pour lequel il n’y a presque aucun investissement en amont car la rémunération des ayant-droits est réalisée selon un pourcentage sur les achats, et non sur un forfait en amont.

Les coûts marketing nécessaires pour les plateformes SVoD sont également une barrière à l’entrée. Comme nous l’explique Alain Rocca, pour un service de SVoD, un film à succès n’est plus un film qui a généré beaucoup de visionnage mais un film qui a entraîné un nombre important de nouveaux abonnements. Le film devient produit d’appel à l’abonnement, c’est pourquoi le marketing est fondamental. Netflix n’a donc pas peur d’investir 850 000 € pour recouvrir les murs de la station Opéra à Paris pendant une semaine pour la campagne de sa série Glow.

glow-opera

À cela, il faut ajouter les coûts de développement technique de la plateforme, fondamentaux eux aussi pour l’expérience utilisateur. En effet, le consommateur ne paie pas pour le contenu mais pour le service qui permet l’accès au contenu. Si l’expérience n’est pas parfaite, impossible de garder l’abonné.

Même sur un segment très particulier comme les films de patrimoine sur lequel s’est positionné Alain Rocca avec LaCinetek, une grosse concurrence est encore à l’oeuvre : celle des groupes de médias américains qui détiennent plus de 60% des droits sur les vieux films. Ces acteurs américains n’ont donc aucun intérêt à vendre les droits à UniversCiné sachant qu’ils prévoient de créer leur propre service de SVoD (pour exploiter ces vieux films) dont le coûts d’acquisition du catalogue serait ainsi très nettement diminué.

En France, les plateformes de SVoD sont aussi en concurrence avec la pay TV comme Canal+. Étant donné que Canal+ est l’un des rares acteurs à pré-financer les films, il est en mesure de bloquer les financements aux producteurs des films si ces producteurs décident de vendre les droits à UniversCiné. Canal+ a alors la priorité face à UniversCiné. Le rapport de force déséquilibré entre la pay TV et les producteurs rend ainsi encore plus difficile l’entrée et le développement de la SVoD.

Les usages avantagent la SVoD mais celle-ci est entravée par le manque d’incitations économiques. Cependant, avec la future réforme de la chronologie des médias, ces rapports de force risquent d’être bousculés et des incitations pourraient voir le jour. Si la nouvelle chronologie agence les fenêtres de diffusion en fonction de la participation à la production des films, comme il avait été évoqué, les acteurs de SVoD seront alors en mesure de concurrencer la pay TV qui était alors privilégiée.

Les étudiants des masters D2A et ECN remercient chaleureusement Alain Rocca pour le temps précieux qu’il nous a accordé, nous permettant d’enrichir nos réflexions sur les différents sujets abordés.

Capucine De Vion & Pierrick Chopin

Les Matinales avec Julien Neutres, Directeur de la création, des territoires et des publics du CNC, mardi 16 janvier 2018

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Le 16 janvier 2018, les étudiants des Masters D2A et ECN ont eu le plaisir de rencontrer Julien Neutres. Julien Neutres est directeur de la création, des territoires et des publics du CNC depuis 2 ans, au CNC depuis 4 ans, fonctionnaire depuis 6 ans. Il est titulaire d’un doctorat d’histoire de l’EHESS sur les images et leur rôle dans la construction de l’histoire, et s’est en particulier intéressé au cinéma italien, ce qui l’a amené à travailler à Rome. Parallèlement à ses recherches, il suit une formation à l’ESSEC et travaille chez Publicis Conseil, dans la publicité grand public. Peu à peu sa réflexion devient plus politique : elle l’est nécessairement en histoire, mais également dans la publicité, car une image de marque s’inscrit toujours dans un contexte donné.

C’est ainsi qu’il commence à préparer le concours de l’ENA et se destine à la fonction publique. Il est alors “chassé” par McDonald’s et devient directeur de cabinet du président en charge de l’Europe. Santé, environnement, emploi, urbanisme… L’entreprise entretient des relations continues avec les pouvoirs publics sur divers sujets. Il exerce quelques temps en tant que directeur de la communication de McDonald’s France. Il passe le concours par correspondance et intègre l’ENA, pour une formation de 2 ans. Il a alors l’occasion de se confronter à des situations concrètes, notamment lors d’un stage à l’ambassade de France à Rome. La sortie de l’ENA est, selon Julien Neutres, aussi difficile que l’entrée, car il y a 80 postes pour 80 diplômés dont les souhaits se recoupent. Il parvient à obtenir un poste à la direction du budget à Bercy, qu’il occupera 2 ans. La direction du budget contre-expertise les actions des autres ministères, et est donc au cœur de la décision d’Etat. Il se spécialise sur les questions relatives aux industries culturelles et à l’audiovisuel public notamment.

A cette époque, Frédérique Bredin est nommée présidente du CNC et cherche quelqu’un de compétent sur les questions budgétaires et relatives au numérique ; elle fait appel à lui. En 2014, Netflix se déploie en France et fait l’objet de nombreuses réflexions au niveau politique comme industriel. Face à cela, Julien Neutres souhaite renforcer l’offre numérique légale et valoriser l’offre française, qui est très éclatée. En effet, il s’est aperçu que lorsque l’on cherchait un film via un moteur de recherche, les résultats affichaient soit des sites proposant des offres illégales, soit des sites informatifs mais peu de sites permettant de visionner le film de manière légale. C’est pourquoi il négocie un accord avec des sites comme Allociné, pour introduire des liens vers les offres légales de vidéo à la demande (VàD). Il s’agit aussi d’un travail important de base de données, dont le besoin se fait sentir.

A force de rencontres avec les professionnels du secteur, Julien Neutres constate que le retard des pouvoirs publics dans la lutte contre le piratage donne lieu à un malentendu car l’Hadopi n’est plus très répressive alors que les attentes sont fortes, à la mesure du manque à gagner. Le CNC s’attaque donc à ceux qui facilitent l’activité des sites pirates. Ainsi, la publicité et les moyens de paiement sur ces sites sont interdits. Le CNC se porte également partie civile dans des attaques en justice à l’encontre de sites pirates, et cherche à aider les professionnels pour qu’ils se protègent du piratage.

Après avoir présenté son parcours, Julien Neutres en vient à ses responsabilités actuelles. Au CNC, il est en charge à la fois de la création, des territoires et des publics. La création recouvre l’accompagnement de l’amont, c’est-à-dire les nouveaux entrants et nouveaux talents, les premières œuvres (notamment les court-métrages), mais aussi le suivi d’écriture et l’accompagnement des formations spécialisées. Ce service gère entre autres le “fonds YouTube”. Pour ce qui est des territoires, le CNC aide les collectivités territoriales, les régions en particulier, à soutenir le cinéma et l’image animée : pour 2€ investis dans le secteur, le CNC ajoute 1€, selon certains critères. Le but est d’instaurer un cercle vertueux. Ces investissements représentent 130 millions d’euros par an. Enfin, les enjeux relatifs aux publics ont avant tout trait au renouvellement : il s’agit de cibler le jeune public, et de promouvoir le secteur en général. Cela passe par une politique d’éducation à l’image et de soutien aux festivals, tout en facilitant les nouvelles initiatives.

Le CNC connaît une grande révolution de son champ d’action tous les 30 ans. Depuis les années 2000, l’intégration des plateformes numériques est une priorité. Face aux distorsions de concurrence, certaines ne payant pas de taxes en France, la “taxe Netflix” a été votée par le Parlement européen. Les taxes sont maintenant payées dans les pays où les plateformes sont actives. De même, la “taxe YouTube” vise les plateformes de vidéo gratuites.

Au-delà des prélèvements obligatoires, le CNC cherche à comprendre les besoins des YouTubeurs. Créateurs indépendants, producteurs indépendants, studios structurés, associations, beaucoup d’entre eux ont participé à des rencontres interprofessionnelles pour échanger sur leurs activités et ce qu’elles impliquent comme besoins et problématiques. A l’issue de ces rencontres, le CNC a mis en place deux aides destinées aux YouTubeurs, qui ne font aucune distinction de genre ou de format : d’une part l’aide au projet / à la création (jusqu’à 30000€), et d’autre part l’aide à la chaîne / au programme, pour assurer une récurrence (jusqu’à 50000€, 2 fois maximum). Le budget alloué est de 2 millions d’euros, sur 6 à 8 millions investis par les pouvoirs publics dans ce secteur. La première commission a sélectionné 27 projets, pour une somme totale de 600000€ ; la deuxième commission est à venir. L’enjeu est d’organiser démocratiquement la sélection des projets, d’où le renouvellement régulier des membres des commissions. Cela permet de structurer le secteur, et de compléter la monétisation des vidéos ou le financement participatif. Le dossier se remplit en ligne et inclut un pitch vidéo de 3 minutes (équivalent d’une note d’intention) qui en est la pièce maîtresse. Julien Neutres souligne à ce titre l’importance d’avoir remis l’oralité au cœur du processus de sélection et à quel point ce pitch a permis au jury de mieux rentrer dans l’univers des YouTubeurs. Rétrospectives faites de cette première commission présidée par l’artiste plasticien JR, l’aide CNC Talent a permis au CNC de soutenir des projets au contenu plus diversifié que celle qui aurait été accordé par une aide plus classique. Pour exemples, l’aide à la création va pouvoir bénéficier tant au biopic sur la vie de Beethoven du YouTubeur Avner qu’au YouTubeur AlexFrenchGuyCooking qui revisite la gastronomie française. A retrouver sur la chaîne CNC / Talent !

Nous tenons à remercier chaleureusement Julien Neutres pour le temps qu’il nous a consacré lors de cette rencontre.

Irénée Benoit, Cindy Bocobza & Louise Burdet

Les Matinales avec Xavier Couture, Directeur Général Délégué en charge de la stratégie et des programmes de France Télévisions, vendredi 12 janvier 2018

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Ce vendredi 12 décembre 2017, l’EMNS au le plaisir de recevoir Xavier Couture, venu nous parler des enjeux de l’audiovisuel public et de la télévision linéaire aujourd’hui.

Monsieur Couture, qui quitte la maison France Télévisions le 31 janvier prochain, a débuté sa carrière avec le sport notamment en 1975 chez l’Equipe, puis a fondé le quotidien le Sport. Il a ensuite rejoint TF1, maison dans laquelle il a passé dix ans. Avant de passer un an chez France Télévisions, Monsieur Couture a passé la majeure partie de sa carrière dans le secteur privé : en 2002 il est nommé PDG et président du directoire de Canal +, en 2007 il entre chez Orange. C’est en 2016 qu’il commence à travailler aux côtés de Delphine Ernotte.

En pleine réforme de l’audiovisuel public, notre discussion est rapidement arrivée sur la question du statut de France Télévisions et des débats actuels. Sur ce sujet, “l’audience est le pire ennemi de la télévision aujourd’hui” nous explique-t-il. Ainsi, comprenons-nous que si France Télévisions doit atteindre un objectif d’audience, alors sa cible est celle des personnes d’une population vieillissante. En effet, selon Xavier Couture, il y a de nombreuses questions à aborder : le vieillissement important du public de la télévision linéaire, la fracturation des publics, la question du manque de ligne éditoriale de la part de l’audiovisuel public, l’avenir des chaines linéaires, l’essor du numérique, l’inspiration des modèles britanniques BBC ou italiens RAI par exemple. Deux axes de réflexion ont été avancées lors de cette rencontre, notamment s’agissant du projet de plateforme SVOD de France Télévisions : en premier, la question des rapports de moyens (face à OCS et un épisode de Big Little Lies à 8 millions contre un 90 minutes de France 2 à environ 1,5 millions d’euros) ; en second lieu, France Télévisions est un outil d’Etat et notre intervenant nous rappelle qu’il ne faut pas oublier que le contribuable paye pour la diffusion et ne doit pas forcément, pour des raisons politiques, payer à nouveau pour avoir accès à une telle plateforme.

Par ailleurs, avec les débats actuels sur le rôle du CSA, la question de la régulation est également apparue essentielle pour Monsieur Couture, “un homme à femmes féministes” selon ses mots. Il nous a expliqué qu’il faut effectivement mener des discussions sociologiques et des débats intelligents sur le sujet de la régulation. Il prend pour exemple les récents propos de Brigitte Lahaye qui ne devraient pas, selon lui, être autorisés sur la télévision en clair. Il invite à une réflexion sur le sujet, et notamment sur le contrôle sur Internet.

Les étudiants des masters D2A et ECN remercient chaleureusement Xavier Couture pour le temps précieux qu’il nous a accordé, nous permettant d’enrichir nos réflexions sur les différents sujets abordés.

Emma Laudinat & Pierrick Chopin

Les Matinales avec Ara Aprikian, Directeur des programmes du Groupe TF1, mercredi 10 janvier 2018

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Au lendemain de l'annonce officielle à la presse du changement de nom et d'habillage des chaînes NT1 et HD1, les promotions 2017 / 2018 des Masters 2 D2A et ECN Sorbonne ont eu l'honneur de recevoir Ara Aprikian, Directeur des programmes du Groupe TF1. L'occasion pour nous d'en apprendre davantage sur la stratégie du premier groupe audiovisuel privé français à l'aube de l'année 2018.

Après une brève présentation de ses études et de son parcours professionnel, Ara Aprikian a souhaité aborder l'évolution de la télévision car nous sommes passés « d'une offre réduite de programmes à une offre illimitée de programmes » dans l'univers du petit écran. « Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins » nous a t-il confié. Par cette expression, il faut entendre l'augmentation des chaînes gratuites disponibles en France et l'arrivée de nouveaux acteurs puissants de SVOD sur le marché international.

Même si la consommation de la télévision est globalement stable, le marché publicitaire ne croit plus depuis la crise économique de 2008. Cela conduit à une plus grande difficulté à monétiser les audiences et un appauvrissement dans la capacité d'investissement dans les contenus. Ce marché est tiré à la baisse par l’explosion de l'offre sur la TNT et par le digital qui attire de nombreuses sources publicitaires (essentiellement via YouTube et Facebook qui captent, à eux seuls, 80% de la croissance publicitaire).

Même si la consommation de la télévision se stabilise, on note une crise de son financement. Selon le Directeur des programmes du Groupe TF1, il faut « repenser le modèle d’approvisionnement de la télévision » quant à la production et à l’acquisition des meilleurs programmes. Il est nécessaire de construire une grille ou une palette de chaînes cohérentes pour « attirer un marché publicitaire permettant de financer les contenus et d'avoir une valeur distinctive par rapport à la concurrence ». Ce chantier est vaste, compliqué, et les acteurs n'ont pas tous les leviers nationaux nécessaires. En effet, pour constituer leur programmation, les chaînes françaises dépendent en grande partie des programmes étrangers. Même si les productions françaises repartent à la hausse, elles ont le plus grand mal à s'intégrer au marché international.

En parallèle, les plateformes internationales proposent directement des contenus aux foyers français sans passer par les cases règlementaires, les obligations ou les investissements. De facto, elles lancent une nouvelle concurrence aux diffuseurs tricolores. Ainsi, elles présentent le meilleur de l'offre américaine à un coût relativement bas.

Puis, Ara Aprikian est revenu sur la problématique du piratage et des contenus obtenus illégalement. Alors que les éditeurs américains protègent leur marché intérieur, source principale de revenus, ils sont beaucoup plus laxistes à l'étranger créant une forme de dépendance culturelle envers leurs productions. Ceci instaure une forme de domination économique contournant la politique des quotas qui, pourtant, « structure une culture, un environnement et un imaginaire ».

Quant aux enjeux de la télévision, Ara Aprikian nous a confié que, pour les opérateurs de services audiovisuels, « l'enjeu principal est de faire reconnaître la télé comme étant le principal lieu de création et de lien social sur un territoire ». Alors que les logiques communautaires ou algorithmiques numériques font concurrence à la consommation collective d'un même programme, la télévision doit lutter contre l'individualisation grandissante à travers une position de mass-média. Et ce, en adressant le même contenu à une population nationale qui a pourtant des goûts, des envies qui ne sont pas les mêmes. Elle doit réussir à fédérer à travers de grands événements rassembleurs créant un corps social. Selon le dirigeant de TF1, de nos jours, seule la télévision incarne cette fonction. Elle a donc toute sa place face à la logique individuelle renforcée par les usages technologiques.

La télévision se dirige (tout du moins si elle n'y est pas déjà) vers un dualisme laissant apparaître une confrontation de deux univers qui vont devenir plus ou moins antagonistes avec « une logique mass-média de la télévision challengée par une logique individuelle très forte de consommation des médias numériques algorithmiques ». Il y a donc une logique d’édition et une logique algorithmique.

Pour Ara Aprikian, « il y aura les médias éditoriaux et ceux algorithmiques ». Toute la question est de savoir lequel prendra le dessus sur l'autre ou s'ils coexisteront l'un avec l'autre... La plateformisation des médias audiovisuels permet une nouvelle fenêtre d'action pour les chaînes traditionnelles françaises afin de renforcer leur lien avec leur public et les plus jeunes.

Alors que la structure de l'offre médiatique de demain est une question essentielle déjà transformée par le numérique poussant à l’individualisme, Ara Aprikian nous a rappelé que les futurs enjeux des médias seront de « parler à un ensemble de population ou à des segments de population ».

Après ce tour d'horizon du positionnement de la télévision, le Directeur des flux à TF1 a pris le temps de répondre à nos nombreuses questions : succès des fictions de France 3, arrivée de Yann Barthès sur TMC, créations originales et investissements de la chaîne TF1 Séries Films, arrivée possible d'un magazine incarné par un journaliste après le journal de 20h en semaine, définition de la cible commerciale de TMC, place des programmes culturels sur les antennes du Groupe TF1, surexposition de Cyril Hanouna sur C8 à l'inverse de Yann Barthès sur TMC, l'avenir, les audiences et les missions de l'audiovisuel public, le développement des séries françaises et du narratif, la programmation de Quotidien, l'avenir du flux sur TF1, la diffusion éventuelle des JO de 2024 et du sport en général sur les antennes du Groupe, la diffusion multi-supports des programmes, les collaborations entre TF1 et certains YouTubeurs, le développement interne artistique des programmes de flux...

C'est avec passion et précision que nos questions ont trouvé réponse.

Nous remercions chaleureusement Ara Aprikian d'avoir évoqué sa vision de l'audiovisuel et partagé de nombreuses ondes positives avec les Masters D2A et ECN.

Florent Chabanel

 

La promotion 2018 en visite chez Canal Plus

Le 12 janvier 2018, les étudiants du Master 2 Droit, Economie et gestion de l'Audiovisuel à la Sorbonne ont eu la chance de pouvoir visiter les locaux du Groupe Canal. Une rencontre placée sous le signe du 7é art !

Après quelques viennoiseries et un café, nous avons été accueillis chaleureusement par Laurence Didion et Patricia Noguès, responsables recrutement de la chaîne cryptée. Une vidéo nous a présenté les différentes antennes du groupe ainsi que ses diversifications et sa position internationale.
Ensuite, nous avons eu le plaisir de rencontrer des anciens étudiants du D2A pleinement intégrés au sein du Groupe Canal Plus. Stanislas Nordin de la Direction des acquisitions sports nous a expliqué ses fonctions, Marine Colliard, chef de projet marketing cinéma au sein de Studio Canal nous a communiqué de nombreux conseils. Enfin, Philippe Coussin-Grudzinski a abordé avec nous ses fonctions au sein du pôle digital de Canal Plus.

Enfin, nous nous sommes dirigés vers les plateaux de télévision du groupe dans le quartier Arcs de Seine afin d'en apprendre un peu plus sur le fonctionnement technique des caméras et de la régie avec Yvan Bellet, responsable d'exploitation.

C'est avec des explications passionnantes en tête et de nombreuses photos des plateaux de télévision que nous avons quitté les locaux du Groupe Canal Plus.

L'ensemble des étudiants du Master D2A tient à remercier le Groupe Canal Plus et son personnel passionné pour leur accueil chaleureux et très enrichissant. Nous garderons un excellent souvenir de Canal plus et des plateaux de télévision !

Merci !

Le Master D2A

 

Les Matinales avec Wale Gbadamosi Oyekanmi, Fondateur de Dare.Win Paris, mercredi 13 décembre 2017

 

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Étudiant de l’université Paris Dauphine, Wale Gbadamosi Oyekanmi se destinait à tout sauf travailler dans les industries culturelles. Ayant un intérêt pour les mathématiques, il débute sa formation universitaire dans ce domaine. En parallèle, il intègre Channel 9 (chaine de TV universitaire dauphinoise), où il y découvre la vidéo au sein d’une atmosphère entrepreneuriale, qui le poussera à remettre en question son parcours. Piqué par le virus du contenu, il décide alors de s’orienter dans l’univers des médias. Il intègre alors l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne en management des médias (aujourd’hui Master 2 Droit, Economie et gestion de l’Audiovisuel).

En parallèle, il réalise différents stages au sein de TF6, Endemol et rejoint la société de production Coyote Conseil. Décidé à réaliser un voyage autour du monde, Wale Gbadamosi Oyekanmi se décide à parcourir le monde, accompagné de son appareil photo et de sa bonne humeur. À son retour, il continue la création de programme, en produisant notamment une web-série sur le milieu du street art berlinois pour Canalplus.fr. Fermement décidé à acquérir davantage de compétences en digital, il se forme au sein de l’agence de publicité indépendante Buzzman, en tant que community manager et chargé des relations presse. Après une demande qu’il lui avait faite et pour laquelle aucune réponse professionnelle n’était présente, il décide de quitter ses fonctions au sein de Buzzman pour créer, en novembre 2011, sa propre agence de communication digitale : Dare.Win.

C’est avec un simple ordinateur d’étudiant et une planche à repasser en guise de bureau que Wale Gbadamosi Oyekanmi crée sa propre agence de communication digitale. C’est avec la série « Bref » que l’aventure commence. Wale découvre ce programme et veut travailler la communication autour de ce contenu. Il note quelques idées et va les présenter chez Canal +. Il est rapidement mis en contact avec les producteurs de la série qui trouvent ses idées géniales. A la suite de cette rencontre, il a trois semaines pour, créer sa boîte, trouver des collaborateurs et mettre en place sa campagne de publicité. Comme toujours Wale ne recule devant rien. Sa détermination et sa capacité de réflexion font sa force et il relève encore une fois ce défi. La campagne est un succès. Dare.Win est lancé. La société petit à petit se développe et commence à travailler avec les plus grands : Netflix (et la campagne Narcos), Spotify, Red bull. Aujourd’hui Dare.Win est une société de 47 salariés, des bureaux ont été ouverts à Berlin et prochainement aux Etats-Unis.

Dare.Win est une agence de communication spécialisée dans “l’entertainment” qui fait beaucoup parler d’elle, campagne après campagne. Alors qu’est-ce qui la différencie des agences plus traditionnelles ?

La grande démarcation de Dare.Win est qu’elle se focalise sur la création de contenus. En effet, que ce soit pour Babybel, l’UNESCO ou encore Netflix, Wale et son équipe cherchent à proposer du divertissement à travers leurs campagnes de promotion. Dare.win crée ainsi une expérience consommateur dès la phase de communication, qui devient aussi essentielle que le produit lui-même. Récemment, Arte a fait appel à Dare.win pour le lancement de “Transferts“, leur nouvelle série d’anticipation qui aborde subtilement les thèmes de l’identité, de l’immortalité et des dérives de la science. Afin de plonger les futurs spectateurs dans l’univers de la série, Dare.Win a développé un ”Chatbot” sur Facebook pour créer une expérience originale à la rencontre des personnages. A travers une expérience en immersion dans la peau du héro, l’utilisateur navigue sur différentes conversations messenger et devra faire les meilleurs choix pour gagner un accès exclusif au premier épisode de “Transfert”. Cette campagne, de novembre 2017, illustre bien la philosophie que développe Wale dans son agence : créer du contenu à partir de celui que propose son client pour engendrer une gamification interactive avec les publics.

C’est grâce à cette approche que Dare.Win s’est démarquée par son impact sur les différents réseaux sociaux, remportant ainsi de nombreux prix et récompenses internationaux. Maintenant, pour devenir l’une des meilleures agences du monde, Dare.Win se doit d’avoir un pied aux Etats-Unis. Après avoir installé des bureaux à Berlin, l’objectif est de s’y implanter d’ici 12 à 18 mois, tout en maintenant Paris comme la place forte de l’agence.

Nous tenons à remercier chaleureusement Wale Gbadamosi Oyekanmi pour le temps qu’il nous a consacré lors de cette rencontre inspirante.

Clara Mary & Thomas Gillot & Mehdi Marguillier

 

La promotion 2018 en visite chez Arte

 Le 19 janvier 2018, les élèves du Master 2 Droit, Economie et Gestion de l'Audiovisuel à la Sorbonne, ont visité les locaux d’ARTE France à Issy–les-Moulineaux, pour une journée construite autour du thème de la fiction !

Accueillis par Adrienne Frejacques, chargée de programme fiction TV et web, nous commençons par une courte présentation de la « maison » ARTE. « Petite chaîne européenne dans le paysage audiovisuel français », c’est une chaîne unique, née du rapprochement franco-allemand qui a pour mission de favoriser la compréhension entre les Européens.

Après cette introduction, nous rencontrons Olivier Wotling, ancien du master et Directeur de l'unité fiction à Arte, qui aborde avec nous l’identité de la chaîne autour de trois mots-clés : diversité, singularité et créativité. Ouverte au monde et dénicheuse de talents, la chaîne s’attache à soutenir toutes les créations et met la diversité et l’innovation au cœur de ses programmes. Il parle ensuite du rôle majeur d’Arte France dans la coproduction de séries et des enjeux rencontrés suite à l’émergence de nouveaux acteurs, tels que Netflix ou Amazon Prime, et de leur impact sur la production et diffusion sérielle.

Ensuite, nous avons eu le plaisir de rencontrer différent collaborateurs de la chaîne. Clémentine Bobin, chargée de programme, nous explique ses missions et les différences entre la fiction en France et son expérience en Angleterre. Alexandre Piel, directeur adjoint en charge de l’international, nous a parlé de son métier, des objectifs d’Arte en coproduction et lors d’acquisitions de programmes. Il nous présente quelques bande-annonces qui nous mettent l’eau à la bouche ! Enfin, Lama Serhan, nous détaille ses fonctions au sein du pôle numérique d'ARTE France et des initiatives qui sont prises pour faire reconnaître Arte comme un acteur fondamental dans la série. C’est l’occasion de parler de la stratégie réseaux sociaux d’Arte, ainsi que de quelques programmes : Le bentô des séries, Typorama ou encore Blow Up.

Adrienne Frejacques termine la rencontre en nous présentant les tendances sur le marché de la fiction. ARTE souhaite se démarquer par la qualité des fictions qu’elle produit et coproduit, en se positionnant comme un vrai partenaire éditorial et en s’appuyant sur les relations fortes qu’elle a créé avec les producteurs, distributeurs et autres chaînes culturelles en Europe.

L'ensemble des étudiants du Master D2A tient à remercier Arte France et les différents intervenants pour leur accueil chaleureux, bienveillant et très enrichissant. Un grand merci à Adrienne Frejacques et Anne Bouisset pour l'organisation de cet après-midi très instructif !

 

La promotion 2018 en visite chez M6

 Le 8 décembre 2017, les étudiants du Master 2 Droit, économie et gestion de l'audiovisuel à la Sorbonne ont eu la chance de pouvoir visiter les locaux du Groupe M6.

Après une explication sur le fonctionnement de la régie finale des antennes du groupe M6, nous avons été accueillis par Emilie Le Baron, responsable du pôle recrutement. Elle nous a présenté les différentes antennes du Groupe M6 ainsi que ses diversifications. Créé en 1987, son activité se concentre essentiellement sur l'édition audiovisuel, mais également sur la production (Studio 89), la musique, le web et même la distribution cinématographique avec la SND.

Emilie Le Baron, accompagnée de Tatiana Meho et Delphine Couvillers, assistantes chargées de recrutement, et Aline Chaureau, en charge des stagiaires, ont animé un atelier CV. Ce temps d'échanges et de convivialité nous a permis d'améliorer nos futures candidatures afin de pouvoir répondre aux attentes d'un groupe audiovisuel comme M6. Leurs conseils furent enrichissants et d'une aide précieuse pour notre avenir professionnel.

Puis, Frédéric de Vincelles, Directeur Général des programmes de M6 est venu échanger avec nous sur son parcours professionnel.Nous avons pu lui poser nos nombreuses questions quant à la stratégie de programmation du Groupe M6.

Enfin, par petits groupes, nous avons participé à plusieurs tables rondes autours de trois employés du Groupe qui ont, tour à tour, partagé avec nous l'expérience qu'ils tirent de leur métier.

Stéphane Salle De Chou, responsable Programmes de flux (externes) chez M6 est revenu avec nous sur son parcours professionnel et sur son travail d'édition au sein de la chaîne. Ses fonctions sont, entres autres, concentrées sur la lecture de nouveaux projets, les rendez-vous avec les producteurs et les voyages à l'étranger lors des tournages au delà de nos frontières nationales. Il nous a fait part de sa vision concernant l'évolution des programmes de flux à la télévision.

Olivier Lebraud nous a expliqué ses missions marketing au sein de la Société Nouvelle de Distribution. Son travail consistant, notamment, à choisir avec justesse les bandes annonces et les affiches des films à distribuer. L'utilisation fréquente de sondages pour répondre aux attentes du public a soulevé en nous de nombreuses questions

Enfin, nous avons pu découvrir la branche web et digitale du groupe à travers le site et l'application 6Play grâce à Alix Sambroni (responsable gestion des contenus et des droits chez M6 Web), ancienne étudiante au D2A.

C'est avec de nombreux conseils en tête et un large sourire que nous avons quitté les locaux de M6 non sans avoir immortalisé ce moment. L'ensemble des étudiants du Master D2A tient à remercier le Groupe M6, sa Direction des programmes et ses différents collaborateurs pour leur accueil chaleureux et très enrichissant.

Ce fut un réel plaisir d'avoir pu découvrir leur quotidien au sein d'un grand groupe privé de l'audiovisuel. Nous garderons en souvenir leur bienveillance et leur gentillesse. Merci !

Le Master D2A

M6